Mozart, Beethoven, Schubert, tels sont les maîtres familiers du quatuor Basileus. Un quatuor à cordes fameux bien que vieillissant dont l'aîné, le premier violon Oscar, quitte un jour la scène en s'écroulant victime d'une crise cardiaque derrière le rideau qui tombe à l'issue d'un concert milanais. Que faire d'un quatuor tronqué d'un de ses membres ? Le groupe éclate, chacun de son côté part en vacances, vit sa vie. Diego aime les prostituées, Gugliamo les jeunes gens. Alvaro, lui, est très sage. Le groupe se retrouve ensuite, envisage de créer un trio. C'est alors qu'intervient Eduardo, jeune homme fort bien de sa personne, qui se présente à l'hôtel des retrouvailles, un violon sous le bras, implorant d'être entendu. Et c'est la révélation. Eduardo, devenu très vite Edo - intimité musicale oblige -, ressoude le quatuor défunt. Un enthousiasme formidable jaillit de cette nouvelle équipe qui entreprend toutes les folies, mue par la jeunesse et le talent incroyables d'Edo. Folies qui entraînent la mort - celle de Diego qui se tue, refusant d'admettre qu'il ne peut « suivre le rythme », folies qui entraînent la folie. Celle de Gugliamo, éperdu d'amour pour Edo. A la mort de Diego, un trio se crée. Après l'internement de Gugliamo, Alvaro et Edo restent seuls, imaginent un duo qu'Alvaro refuse dans un premier temps, hésitant à suivre ce tourbillon. Mais la jeunesse vaincra : ils partent tous les deux pour un nouveau monde, le Nouveau Monde, l'Amérique !