Avril 82. Connu pour son efficacité dans la lutte antiterroriste, le général de carabiniers Carlo Dalla Chiesa est pressenti comme préfet de Palerme pour lutter contre la mafia. Sur le point de prendre sa retraite, sur le point d'épouser en secondes noces Emanuela, Dalla Chiesa accepte néanmoins. Pour cet homme intègre et droit, la cause est telle qu'elle en vaut la peine. Dès que sa nomination est connue, le député communiste Pio La Torre est assassiné à Palerme. Alors, sans attendre, Dalla Chiesa prend son poste et décide de mettre en route lui-même les enquêtes qu'il juge nécessaires sur les assassinats récents, les transferts de fonds dans les banques, les adjudications. Le personnel de la Préfecture est étonné de cette énergie soudaine qui vient le bousculer. Et la mafia aussi. D'où une riposte sévère. Les meurtres se multiplient, les luttes entre les diverses tendances de la mafia sicilienne s'intensifient. A Palerme, Dalla Chiesa a retrouvé un homme de confiance, le capitaine Fontana. Grâce à lui, il peut intervenir presque comme il le veut. Mais il sent bien toutes les réticences, en particulier de ceux qui ont le pouvoir. Le gouvernement d'ailleurs l'aide peu et aucune loi ne lui fournit les instruments légaux nécessaires pour parvenir à ses fins. Emanuela qui est venue le rejoindre à Palerme contre son avis et qu'il a épousée, est persuadée qu'il n'est qu'un alibi pour le gouvernement désirant montrer que si un homme comme lui échoue, la tâche est vraiment impossible. Une loi visant à supprimer les privilèges des percepteurs siciliens est même refusée par le Parlement. Dalla Chiesa pourtant ne se décourage pas. Mais un soir, alors qu'il est en voiture avec sa femme, la mafia est là et ne lui laisse aucune chance.