Un petit voyageur de commerce, Mario De Santis, vit heureux avec sa femme Valeria et son bambin Tonino, quand il se trouve appelé au commissariat et, après rapide interrogatoire sur son passé, accusé d'avoir épousé, en 1949, du côté de Forlimpopoli, une certaine Isolina Fornaciari. En quelques heures, il découvre, outre ce mariage qu'il ignore totalement, sa « première femme » aussi peu attirante que possible, et son « premier beau-père », le plus bruyant des nouveaux riches, lequel, brandissant un avocat fantoche, réclame 80 000 lires à son gendre et son retour au foyer. Ahuri, Mario tente vainement de crier à l'imposture : Isolina est certaine qu'après trois jours de vie commune, son mari est parti pour l'Australie. ou du moins l'a prétendu. Elle l'attend depuis sept ans et, quelle qu'ait été sa conduite scandaleuse, elle le réclame. Mario est incarcéré, et tandis que Valeria cache sa douleur entre sa mère et sa s.ur, il est réconforté par ses camarades de cellule qui, grâce à l'entregent de l'un d'eux, le « baron », lui trouvent un « grand » avocat. Remis en liberté provisoire, le pauvre Mario se voit repoussé par Valeria. Son ami Quirino s'emploie, pour l'aider, à préparer une nouvelle rencontre, mais celle-ci met malheureusement en présence et les deux femmes et leurs familles respectives, ce qui déclenche une bagarre pour laquelle Mario se retrouve à nouveau en prison. Le « grand » avocat plaidera coupable, certain d'attendrir les juges ; mais Quirino, infatigable, a découvert le véritable mari d'Isolina, un autre De Santis, minable propre-à-rien, qui consent à le suivre au tribunal. On saura ainsi qu'Isolina n'est qu'une rêveuse extravagante. Mario retrouvera son foyer et son bonheur paisible, tandis que Quirino, impénitent, reprendra sa place en cellule.