Filmer et punir

Film

Pierre Merejkowsky

Année de production :  2006

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2007

Date de sortie en France :

  • 25/07/2007

Description

Résumé

Fort d'une notoriété nationale pour avoir fait la une du journal «Le Monde», il y a trois ans, Pierre Merejkowsky passe à l'attaque avec un documentaire personnel et vengeur sur la question de « l'auteur ». Rappelons les faits : dans sa fiction précédente Insurrection / résurrection
, qui représentait en partie le milieu associatif, Pierre Merejkowsky s'était permis de siffler (comprenez « siffloter ») «L'Internationale», sans payer de droits d'auteurs : on lui demanda 1 000 euros d'amende ! Dans le premier plan de Filmer et punir
, Pierre Merejkowsky prend donc son téléphone pour dénoncer Arlette Laguiller qui va, nécessairement, chanter «L'Internationale» lors d'un prochain meeting, sans avoir payé le moindre droit ! Merejkowsky filme tous ses coups de fils, tous ses happenings. Parce qu'on l'a embêté, il embête tout le monde, qu'il y ait du monde ou pas d'ailleurs. Ainsi, une misérable caméra DV le filme lors d'un meeting, dans un hall d'entrée : « Bonjour ! » dit-il aux habitants qui le regardent intrigués. Lorsque Merejkowsky monte dans les bureaux d'une « télévision libre sujette aux formatages », on comprend qu'il est seul. Seul parce qu'on ne l'écoute plus (on apprendra qu'il a refusé un vote majoritaire de ses techniciens). Façon Michael Moore (en plus looser et en moins drôle), il investit le hall de Arte (il ne va pas souvent plus loin que le hall) pour lire un texte sur le film 9 m2 pour deux
de Joseph Cesarini et Jimmy Glasberg, où il se demande quels droits d'auteurs ont perçu les prisonniers du film. On paye des droits quand on passe à la télé, note-t-il, on n'est donc auteur qu'à partir du moment où l'on passe à la télé. Plus tard, Alain Krivine relance le débat sur ce qui est sans doute le sujet sous-jacent du film : pourquoi Besancenot se commet-il chez Fogiel ? Parce qu'il faut faire des concessions pour changer la société, « des compromis compromettants ». Mais, pour Merejkowsky, devoir « montrer son film à un maximum de personnes » est une contrainte. Provocation ou pas, il ajoutera même : « C'est pas une question de rythme, le cinéma, on peut couper ! ». Derrière une grille, près d'une poubelle et d'un chantier, Merejkowsky interroge une productrice. Elle dit que les producteurs manquent d'amour. Merejkowsky embrasse alors la productrice sur la bouche. Il est content de son effet. Elle, elle rit, mais le spectateur sent bien qu'il y a là un événement inouï pour le réalisateur, au même titre que la une du «Monde». Le dernier plan du film sera là pour nous le confirmer : Merejkowski pense encore à ce baiser qui lui fait croire que, tel Brisseau, il a abusé de sa position de réalisateur. Merejkowsky a de l'humour, mais pas le bon, car, malgré certaines apparences, il manque cruellement d'autodérision et ne nous convainc pas franchement de l'utilité de ses actes.

Générique

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 65

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