Romano est maintenant serveur sur un paquebot. Il raconte à un Russe de passage son amour laissé en Russie. Au début du siècle, marié à une riche héritière, il vivait de ses rentes dans le souvenir de ses espoirs d'architecte, sous le mépris de sa belle-famille. Le jour de l'anniversaire de sa femme, il apprend la faillite de la banque familiale. Lâchement, il s'enfuit dans une ville d'eau. La visite de sa maîtresse Tina réveille son intérêt pour Anna, une femme isolée toujours accompagnée de son petit chien. A force de comédie et de discours, il est enfin invité dans sa chambre. Au matin, Romano ne trouve qu'une lettre écrite en russe. La traduction lui apprend le désarroi de cette femme qui l'aime mais doit regagner son pays où l'attend son mari. Il décide de la rejoindre et entreprend le voyage avec pour mission de vendre une invention familiale, le verre incassable. Il découvre la lourdeur bureaucratique de l'administration qui lui refuse un laisser-passer pour atteindre la petite ville où il promet d'installer une usine. Quand enfin il y arrive, il est accueilli comme un bienfaiteur, malgré les craintes écologiques de certains. Mais le gouverneur n'est autre que le mari d'Anna. Elle le fuit, il la rattrape. Il lui promet de repartir la nuit même, de divorcer et de revenir la chercher. Raccompagné par des musiciens tziganes, il crie son amour éperdu. Devant sa femme, que la banqueroute oblige à vendre ses biens, il oublie ses promesses et il jure qu'elle est son seul amour. Il la quittera quelques années plus tard. L'étranger le regarde étonné par l'histoire de ses lâchetés, lui qui voue un amour sans faille pour sa femme qui garde un profond secret et qu'il va lui présenter. C'est Anna.