Red, White and Blues

Film

Red, White and Blues

Mike Figgis

Année de production :  2002

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 02/06/2004

Description

Résumé

Cinquième des sept films produits par Martin Scorsese et consacrés au blues. Surprise : dans un studio d'enregistrement, entre un coquet sexagénaire tout de noir vêtu, Tom Jones. Autre surprise : il attaque un bon blues de derrière les fagots, et, nonobstant quelques fioritures un peu sirupeuses, il ne s'en sort pas si mal. Et puis, s'amène en douce, un petit type, chapeau vissé sur le crâne, qui prend illico les commandes de la session : Van Morrison himself, tout de suite au niveau des plus grands et rageurs bluesmen. Dès lors, le film ne faiblira plus. M. Figgis (Stormy Monday, Leaving Las Vegas, Time Code.), lui-même musicien, joua jadis de la trompette aux côtés de Brian Ferry alors débutant, au sein d'un... Red, White and Blues Band
universitaire. Nostalgie et amour-toujours, son Red, White and Blues est donc consacré à la triple osmose qu'il y eut dans les années 60 et 70 entre le blues noir-américain, le jazz et le blues-rock anglais. Osmose, G. Herzhaft ou A. Dister l'ont - entre autres - écrit : les Rolling Stones
, Them
, Cream
, toutes les formations du "Blues Boom" britannique, n'auraient pu exister sans Big Bill Broonzy, Brownie McGhee et Sonny Terry ou Muddy Waters. Logiquement, Mike Figgis fait une place de choix à des archives de ces bluesmen mythiques. Mais, comme le déclare B.B. King, autre mythe toujours bien vivant, lui, ces groupes vivifièrent à leur tour le blues d'Outre-Atlantique, et leur succès permit aux "anciens" de revenir sur le devant d'une scène d'où les marchands les avaient quelque peu bannis. Classiquement, mais nerveusement construit, Red, White and Blues donne à voir et entendre musique vivante, documents d'archives et témoignages subtilement agencés. Musique vivante, une longue jam-session, captée dans le studio d'Abbey Road (qui fut celui des Beatles
) : outre Tom Jones et les deux blues époustouflants de Van Morrison, Lulu (ex-égérie des Luvers
), avec des musiciens excellents (et souvent sous-estimés chez nous, tel le vétéran Humphrey Lyttelton ou Georgie Fame), à la jonction du blues, du rock et du jazz. Chacun évoque sa démarche : Jeff Beck, guitariste, mélodiste et improvisateur hors pair, ancien partenaire d'Eric Clapton est peut-être le plus profond. A noter également, la contribution de Chris Barber, tromboniste lui aussi sous-estimé, et animateur d'un "big band" qui, outre-Manche, accueillit Sonny Boy Williamson ou Sister Rosetta Tharpe (on la voit en pleine action et ça décoiffe !). Enfin, l'incontournable Eric Clapton se contente de parler, mais le fait avec pertinence, évoquant les apports capitaux de jazzmen comme Monk, Mingus ou Lee Morgan. S'il avait ajouté Coltrane et Shepp, ç'aurait été parfait !

Générique

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 93

Couleur/NB : Couleur

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