Nita est la fille d'une famille de réfugiés vivant, dans les années 50, dans les faubourgs de Calcutta. Elle y est arrivée comme des centaines de milliers d'autres réfugiés à la suite de la « Partition » du Bengale, survenue en 1947, entre l'Inde et le Pakistan. Petit à petit, elle est devenue le seul soutien financier de la famille. Son plus jeune frère, Montu, ne songe qu'à lui demander de l'argent. Sa jeune soeur, Guita, ne pense qu'aux garçons. Sa mère lui reproche sans cesse de ne pas lui remettre la totalité de sa paie pour le soin du ménage. Son père vit dans le souvenir de la culture anglaise et cite Yeats ou Milton à tout bout de champ. Même Shankar, le frère préféré dont elle soutient la vocation musicale et qui passe son temps à s'exercer au raga (chant), ne se rend pas compte du sacrifice de Nita, dont les espoirs s'effondrent peu à peu. Sanat, l'étudiant en sciences à qui elle est promise, qu'elle aime et qu'elle se refuse à épouser afin qu'il puisse terminer ses études sans avoir la charge de cette famille, se laisse séduire par Guita et quitte l'Université pour l'épouser. Il ne reste à Nita qu'à offrir à sa soeur les bijoux prévus pour son propre mariage. Montu, qui a trouvé du travail dans une usine, est gravement blessé. Le père devient infirme et perd la raison. Nita ne peut que cacher à tous la tuberculose qui la ronge. Mais Shankar, parti à la ville, en revient riche et célèbre. Il va pouvoir faire construire la maison à deux étages dont rêve toute la famille. Il fait soigner Nita dans un sanatorium, dans la montagne qu'elle chérit. Lorsqu'il vient la voir, elle lui crie son désir de vivre alors qu'à l'évidence, elle se meurt.