Bercé par les cahots du train, Snaporaz se laisse aller à regarder sa voisine. Et il se sent attiré, irrésistiblement attiré. C'est ainsi qu'à sa suite, il descend du wagon en pleine campagne, la cherche, la trouve, la cherche à nouveau parce qu'elle s'est jouée de lui, et découvre alors un hôtel immense où se tient un congrès de féministes. Là, au détour des salles, il aperçoit une parodie de la femme au foyer, une assemblée de militantes, une femme à hommes, des homosexuelles et bien d'autres femmes encore, qui l'entraînent dans un dédale d'ascenseurs, de corridors, et ne veulent pas le laisser échapper. Pourtant, grâce à l'une d'elles, il parvient à s'en aller et trouve refuge chez un certain Krössphallus dont il traverse avec étonnement la galerie des portraits, long couloir aux murs couverts des photos de celles qu'il a possédées. Au bout de ce chemin, Snaporaz trouve sa propre femme avec laquelle il participe à la bacchanale organisée par Krössphallus pour fêter sa dix millième conquête. Puis, au moment du coucher, en se glissant sous le lit où sa femme est déjà, Snaporaz est entraîné sur un toboggan qui le mène jusqu'à un tribunal de femmes. Et il apprend qu'il a gagné, qu'il peut aller chercher la femme idéale. Il tente de le faire en montant dans la nacelle d'un dirigeable, mais alors qu'il s'élève, on lui tire dessus ; le ballon se dégonfle et Snaporaz tombe. dans le compartiment du train où, en rouvrant les yeux, il aperçoit sa femme et quelques-unes de celles qui ont traversé son rêve.
Exploitation Paris :
14 salles,
23 semaines,
73 816 entrées la première semaine,
282 375 entrées totales
Bibliographie éditoriale
Ouvrage : Bottega Fellini : La Citta delle donne : progetto, lavorazione, film / testo di Raffaele Monti ; fotografie di Gabriele Stocchi. - Roma : De Luca Ed., 1981