Voici venu le temps des vacances pour les petits élèves de l'institution pour jeunes aveugles de Téhéran. Hashem, le père de Mohammad, supplie le directeur de l'institution de garder son fils pendant les vacances. Mais, devant le refus de l'administration, il prend la route du village, perdu dans les montagnes au nord de l'Iran. Mohammad retrouve sa chère grand-mère et ses soeurs. Il retrouve aussi les joies de la campagne, les courses dans les champs et les soins aux animaux. Pour Hashem, l'enjeu est différent : veuf, il souhaite se remarier. Les tractations avec les parents de sa promise ont commencé. Pour lui, Mohammad est une malédiction qui contrecarre ses projets matrimoniaux. Il a l'idée de le confier à un menuisier aveugle qui vit non loin de là. Voilà donc l'enfant séparé de ceux qui l'aiment et de ceux qu'il aime. L'artisan est doux et patient mais le petit garçon est malheureux. En apprenant la nouvelle, la grand-mère est désespérée. Elle ne tarde pas à mourir de chagrin. La future belle-famille annule le mariage qu'elle trouve placé dès lors sous de mauvais auspices. Hashem n'a plus qu'à retourner chercher son rejeton. Mais, sur le chemin du retour, une tempête provoque la crue d'une rivière qui entraîne l'enfant dans ses flots déchaînés. Quand son père le retrouve, Mohammad est étendu sur une plage, inanimé. (Mort ?). Il le serre sur son coeur et le sauve.