Les Piémontais, dont le roi unifie l'Italie sous son pouvoir, viennent occuper la Sicile après la défaite et la fuite du roi François II ; ils y trouvent les débris de l'armée sicilienne et des maquis de « bandits d'honneur », révoltés contre l'égoïsme de la noblesse terrienne de l'île. Un de ces bandits, Sante Carbone, capture le colonel pîémontais Breviglieri qui a arrêté sa femme Assunta : l'officier obtient la vie sauve pour lui et ses hommes en libérant la jeune femme et, de l'entrevue entre les deux hommes naît une estime réciproque. Carbone reprend le maquis où il recueille des fuyards de l'armée menée par un jeune homme vantard et lâche, Vincenzo Esposito, qu'un coup de chance fait promouvoir second de Carbone. Le brigand attaque le village natal de Carbone, le prend d'assaut et s'installe : le chef de bande fait alors payer au comte La Mazza l'affront que subit jadis son père et exige du seigneur une attitude plus conforme à la justice sociale. Mais les partisans de François II jugent le parti qu'ils peuvent tirer de la forte personnalité de Carbone. Don Ramiro, émissaire du souverain, nomme « général » le bandit et le charge d'unifier les maquis en attendant le débarquement du roi. Ayant réussi à former une troupe considérable, le « général » va au rendez-vous des royalistes : ceux-ci, une poignée, ont été anéantis par les Piémontais qui massacrent aussi les maquisards. Carbone, au cours d'une entrevue avec Breviglieri, apprend qu'il a été trahi par La Mazza mais reste incrédule. Il faut que son meilleur ami, Saluzzo, acheté par le comte, essaie de l'assassiner pour que ses yeux s'ouvrent. Abandonné de tous sauf d'Esposito, Sante Carbone décide de se rendre à Breviglieri dont il admet que les troupes peuvent faire régnerl'idéal de justice sociale qui est le sien. Au moment où il va aborder le colonel, un coup de fusil tiré du Palais La Mazza l'abat.