1707. Mathurin Milan est embastillé au terme d’un procès qui l’a vu être condamné pour son « attitude infâme ». On l’accuse notamment d’avoir transmis à sa femme la mauvaise habitude de communiquer avec les animaux... Hiver 1706. Trouvé à cultiver des bulbes de tulipes en pleine forêt, il est dénoncé par un chasseur qui en fait un vague portrait à la Justice. Mathurin a abandonné femme, parents et enfants, vendant tous leurs meubles sur un coup de tête, pour vivre seul. Afin de le faire sortir de sa claustration, on dépose des victuailles devant sa maison. Mais Mathurin sort, furieux, et nu, et jette les aliments au visage des importuns. En 1707, il fait l’objet de plusieurs procès, et se retrouve hospitalisé à l’hôpital de Charenton pour sa « supposée folie ». Son propre frère, Pierre, est interrogé par la police, et affirme que son Mathurin est bien coupable de faits délictueux. À Charenton, Mathurin se comporte normalement, et communique aimablement avec ses geôliers. Il est libéré. L’homme qui lui enlève ses chaînes lui prédit toutefois que ce n’est qu’un au revoir, car ils sont destinés à être réunis prochainement au même endroit. Accusé de s’être rendu coupable de prêts usuriers pour s’enrichir, Mathurin est à nouveau pris sur le fait alors qu’il plante des bulbes de tulipes. On l’accuse d’en faire commerce, dans le but de faire fortune. Mathurin retourne en prison.