Comme tous les jours de shabbat dans ce Danemark de la fin du XIXe siècle, Sofie regarde en souriant s'éloigner ses parents dans la rue ; il s'agit de faire les courses pour le repas qui les réunira tous trois avec les tantes Pauline, Bellamine et Amaline et la grand-mère. Les années passant, il faudrait que Sofie se marie. Chez son brillant oncle Frederik, elle rencontre le peintre Hojby mais c'est son cousin Jonas qui sera son mari. Elle en aura un fils Aron, le grand amour de sa vie. A la mort de sa mère, Jonas sombre et Sofie rentre chez ses parents, avec Aron, loin de son beau-frère Gottlieb, amant épisodique. Rudement éprouvé par la mort de sa femme chérie Frederrike et par la faillite de son frère, qui renoue alors avec les rites religieux et familiaux, le père de Sofie s'éteint. A la mort de son grand-père, Aron, âgé de 18 ans, lui dira qu'il ne veut pas de cette vie consacrée aux traditions. Sofie, qui leur a pourtant tout sacrifié, aura le courage de lui dire de partir et de lui sourire en le voyant s'éloigner dans la rue.