Le vieux Philip Dulaine, terrassé par une crise cardiaque dans sa somptueuse demeure de Los Angeles, fait appeler à son chevet sa petite fille Cynthia. Elle lui annonce ses fiançailles avec Warren Palmer et le grand-père, avant de mourir, veut absolument faire sa connaissance. Mais le fiancé fait un tour de chant à Boston et le brouillard empêche les avions de décoller. Pour ne pas faire de peine à l'aïeul qui l'adore, Cynthia demande à un jeune ingénieur chimiste, Paul Benton, venu proposer à Dulaine sa nouvelle invention, d'accepter de jouer pour quelques heures le rôle du fiancé. Contrairement à toute attente, le vieux Dulaine surmonte sa crise et décide de continuer à simuler la maladie pour observer son futur petit-fils. La situation se complique bientôt par l'arrivée du vrai Warren Palmer qu'on doit présenter sous le nom de Paul Benton et qui ne goûte guère la présence de son remplaçant. Cependant le grand-père, qui va comme un pont neuf et écoute aux portes, a vite compris la supercherie. Il a vite fait aussi de comprendre que Cynthia est amoureuse du vrai Paul Benton car lorsque celui-ci l'embrasse, sur l'ordre du malicieux vieillard, la jeune fille ne peut supporter ses souliers : elle se déchausse car ses pieds « frisent », comme frisaient les pieds de sa grand-mère quand il l'embrassait ! L'hérédité ne peut tromper et Philip Dulaine s'en réjouit car Paul Benton lui plaît beaucoup et son avenir de chimiste lui paraît plus sûr que la carrière de chanteur de Warren Palmer. Après maintes péripéties, lorsque le grand-père aura ouvert les yeux de Cynthia, celle-ci rompra avec son fiancé et Paul Benton comprendra enfin que ce n'était pas uniquement l'espoir d'une situation qui le retenait à Los Angeles.