1938. Les premiers nuages des tempêtes politiques s'élèvent. Les Trapp, fuyant les nazis, ont quitté l'Autriche et se sont réfugiés en Amérique. La petite chorale qu'ils avaient formée (les sept enfants, la mère, dirigés par l'abbé Wasner) essaie de se produire dans divers théâtres des Etats-Unis. Le succès se fait attendre. Ils ont du mal à faire apprécier les mélodies populaires tyroliennes dans un pays où le rythme de jazz est roi. Autre sujet d'inquiétudes : leur autorisation de séjour sera-t-elle prolongée, celle-ci étant liée au contrat de représentations qui devait assurer leur entretien La baronne Trapp, qui est l'âme de la résistance, se sent presque à bout de courage lorsque, par l'intermédiaire d'une Autrichienne mariée à un riche homme d'affaires, ils obtiennent un contrat substantiel et finissent par gagner les Américains à leur répertoire en ayant soin, toutefois d'y incorporer quelques airs au goût au public. Leur premier argent sert à acheter à bon compte une grande maison délabrée, dans un site qui leur rappelle l'Autriche. A eux tous, ils vont s'employer à en faire le « home » qu'ils seront heureux de retrouver entre deux tournées.