Un train, une gare déserte. Un homme en descend et se rend à l'hôtel, puis dans une usine. Alors qu'il est attendu, aucun laissez-passer n'est établi à son nom. Il est néanmoins reçu par une secrétaire qui tape à la machine entièrement nue ! L'homme, Varakine constate ensuite que le directeur a oublié que son ingénieur en chef est mort depuis deux ans. Avant de rentrer à Moscou, il assiste, lors d'un dîner, au suicide du cuisinier. Tentant de partir en voiture, il échoue dans un musée qui retrace, à travers l'histoire de la ville, l'histoire de l'URSS. Chez un garde-chasse, un enfant lui prédit qu'il ne quittera jamais la ville. En effet, il est ramené à son hôtel par la milice : il serait le fils du cuisinier Nikolaïev qui fut le premier de la ville à danser le Rock'n Roll en 1957 ! Celui-ci aurait été dénoncé par Varakine lui-même, alors secrétaire des Jeunesses Communistes. Sa partenaire, qui avait tenté de se suicider, est devenue muette. Varakine est alors invité par l'Union des écrivains à dire quelques mots pour l'inauguration du cercle Nicolaïev de Rock'n Roll. Là, le procureur tente de se suicider, mais son automatique s'enraye. Tout ce monde, y compris le maire « pérestroïkiste » et le procureur habillé en rocker, se retrouve chez Varakine et se rend au pied du chêne du Pouvoir, aux branches pourries. Varakine s'enfuit en barque dans le brouillard.
Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
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Note générale
CNC : Site d'origine : CF Film présenté en 1989 à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes et au Festival de Locarno (hors compétition).