Jean revient dans son Algérie natale au moment des événements, son père y est mourant, ses parents sont sa dernière attache avec le pays. Sa femme et son fils sont en vacances près d'Angoulême. Ses conversations avec son père, alité, sont le déclencheur de réminiscences de son enfance, une chute de vélo dans la vigne ou ses copains d'alors faisant trempette dans un fossé d'irrigation. Il arpente les rues d'Alger, les marchés, témoin de contrôles d'identité, de fouilles, d'un panier piégé neutralisé sous le survol d'un hélicoptère. La ferme de son père employant de nombreuses familles arabes à la culture de la vigne, du blé et des orangers, a valorisé ce qui n'était autrefois que marécages et buissons peuplés de chacals et de hyènes, et où régnait le paludisme. Jean rend visite à une vieille femme, dans un taudis, à la recherche de son ami Saïd, puis va voir le garagiste alsacien Idir. De mauvaises affaires avec des gens d'Alger ont accéléré l'abandon de la ferme. Jean se souvient qu'au début son père s'était fait sourcier pour y installer l'eau, sévère avec les ouvriers mais toujours juste. Lorsqu'il meurt dans son sommeil, Jean veut ramener sa mère en France. Saïd parle de son travail chez sa cousine Louise, sous-payé, à la taille des arbres. Plein d'amertume, Jean réalise que son précurseur de père a été la dernière figure de la génération qui a fait de la vigne la richesse principale de l'Algérie.
Mots clés :
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Genre :
Fiction
Genre(s) précis :
Forme de l'oeuvre adaptée :
Roman
Lieu(x) de tournage :
Alger, Mitidja
Laboratoire :
GTC - Société Générale de Travaux Cinématographiques
Société Georges Derocles (Alger)
Note générale
CNC : - Prix de la Société des écrivains de cinéma et de télévision au festival de Cannes 1962, sélection Hommes et cinéma. - Film à mi-chemin de la fiction et du documentaire. - Ce film a reçu l'aide sélective du CNC pour la numérisation des oeuvres cinématographiques du patrimoine.