1793. Le Roi a été guillotiné en janvier, la Reine est au Temple. C'est la Terreur : les aristocrates sont pourchassés impitoyablement. Un jeune officier municipal, Maurice Lindet, aidé de son collègue et ami Lorin, viennent en aide à une jeune femme attaquée par des soudards. Troublé par sa beauté, Maurice cherche à la revoir et la retrouve à Rueil où elle le présente à son mari, Dixmer, et à Morand, un ami qui demeure chez eux. Maurice, aveuglé par son amour, ne se doute pas qu'il est accueilli par d'actifs royalistes et que le mystérieux Morand n'est autre que la Chevalier de Maison-Rouge dont la tête est mise à prix. Malgré les réticences de sa femme Geneviève, qui n'est pas insensible à la prestance du jeune officier, Dixmer et Morand encouragent ses visites qui peuvent servir leurs desseins : ils ont, en effet, formé le projet de faire évader la Reine du Temple, ayant des complicités dans la place, en particulier la fille des gardiens, Héloïse Tison, blanchisseuse de son état. Maurice, sans le savoir, favorise un jour la remise d'un billet de Morand à la Reine : ce billet, dissimulé dans un bouquet offert à la prisonnière par Geneviève que Lindet avait fait pénétrer au Temple, est découvert et l'officier traduit devant le Tribunal Révolutionnaire. Malgré ses brillants étals de service, il ne pourrait se disculper si la malheureuse Héloïse n'était dénoncée par d'imprudentes déclarations de sa mère qui ignore ses sympathies pour les royalistes. Morand prend contact avec la femme Tison, affolée d'avoir ainsi exposé sa fille, et lui promet de tout tenter pour la sauver, à condition qu'elle se charge de transmettre une lettre à Marie-Antoinette. Rendez-vous y est donné à celle-ci dans la cantine du Temple où aboutit un tunnel creusé par Dixmer et ses amis. Mais, à l'heure dite, un incident imprévisible fait échouer le plan audacieux et c'est de justesse que Morand et Dixmer échappent à leurs poursuivants.