Rêve d'usine

Film

Luc Decaster

Année de production :  2002

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2003

Date de sortie en France :

  • 05/03/2003

Description

Résumé

Il y a quelques années, l'usine �0péda de Mer, dans le Loir-et-Cher, produisait son lot de matelas multispires. Une semaine de production habituelle s'achève. Or, le lundi la direction annonce la fermeture de l'usine. Les quelques trois cents ouvriers sont en plein désarroi. "�!a fait mal" confesse l'un d'eux. Les chaînes sont vides, les ouvriers silencieux. Un plan social est projeté. En attendant leur lettre de licenciement, ils viennent pointer et tuent le temps. Un syndicat s'est mobilisé. Nous ne saurons pas si c'est le seul. Le réalisateur ne suit que celui-là ! Il n'y a aucune voix-off. Tout est en prise directe et le réalisateur, Luc Decaster, n'intervient pas. Il filme et porte témoignage. De ses choix il n'indique rien. Il nous faut suivre et deviner. Pour exprimer leur révolte, les ouvriers organisent une manifestation à Saint-Quentin-en-Yvelines, où se trouve le siège social de la compagnie. Coup médiatique certains y vont en courant depuis Mer! Ils n'obtiendront aucune réponse de leur direction. De leur parole sourd une colère rentrée, une rage contenue, un sentiment de révolte. On danse. C'est le dernier bal de l'usine. Les ouvriers reçoivent des propositions d'emploi mais elles ne correspondent pas à leurs qualifications... ou ils doivent s'exiler en Allemagne sans garantie d'emploi à long terme. On devine la tentative de déstabilisation de la base par l'entreprise qui, doucement mais sûrement, amène le personnel vers la résignation à un plan social inévitable... avec la complicité du syndicat : le film ne tranche pas mais sème le doute. La crédibilité du syndicat est mise à mal. Son incapacité à dialoguer, à admettre une opinion autre, sa tendance à manipuler les ouvriers est criante. Tout est objet de récupération : "Ce n'est peut-être pas beaucoup, mais sans nous, sans notre combat, vous n'auriez rien eu !" Voilà le discours des délégués du personnel. Désespérés, les ouvriers occupent l'usine et retiennent les machines. La direction est obligée de négocier. Monsieur Guérin est sommé par les ouvriers de s'expliquer (scène assez forte de tension!). Devant son refus, il est retenu dans l'usine. Au coeur de la nuit, ont lieu les négociations. Les machines sont libérées et les lettres de licenciements arrivent. Le syndicat encourage fortement le personnel à voter pour les nouvelles propositions qui ne sont pourtant guère généreuses. Conclusion d'un ouvrier : "Y'a pas d'respect. T'as rien. Alors là, tu t'regardes différemment !" Dur réalité d'un monde d'exploités à l'heure des multinationales et des plans sociaux. Chronique documentaire qui, par une réalisation trop discrète, porte un témoignage confus sur un drame de notre temps.

Générique

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 98

Couleur/NB : Couleur

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