Absolute Wilson

Film

Absolute Wilson

Katharina Otto-Bernstein

Année de production :  2006

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 28/02/2007

Description

Résumé

Comme son nom l'indique, le documentaire de Katharina Otto-Bernstein vise à l'exhaustivité : photographies familiales, entrevues avec l'intéressé et ses amis, extraits de pièces et de films sont ici montrés pour éclairer le spectateur non pas tant sur l'oeuvre de Wilson que sur le personnage. De ce point de vue le film saura ravir les inconditionnels de cette star du théâtre contemporain. On y apprendra beaucoup sur l'enfance difficile de Bobby au Texas, auprès d'un père conservateur et raciste, sur les conditions de son coming-out, ses thérapies pour soigner ses problèmes d'expression ou encore ses débuts sur scène à New York dans les années 1960. Contesté et contestataire, Wilson partage avec Warhol une conception communautariste de l'Art (comme le prouvent ses collaborations avec Philip Glass et la chorégraphe Lucinda Childs). En revanche, le film ne s'attarde pas sur les dernières productions de Wilson (le succès européen de la Tétralogie wagnérienne ou l'échec de la réalisation de Civil Wars
). La réalisatrice privilégie une approche intime en s'adressant aux proches du scénographe : sa soeur Suzanne, le musicien Philip Glass avec qui il avait créé l'énorme succès Einstein on the Beach
, sa comédienne Jessye Norman mais aussi la critique Susan Sontag, qui interviennent pour saluer le génie créateur. Le documentaire laisse également une place importante aux extraits d'oeuvres théâtrales pour mieux mettre en valeur le travail de Wilson sur l'épure et ses recherches sur les lumières (le "Langage du silence" évoqué par Aragon dans une lettre à André Breton). La réalisatrice choisit judicieusement de tourner les autres plans en 16 mm. Même au cinéma l'effet produit par la "touche" Wilson est saisissant. Malgré un nombre impressionnant d'archives et de commentaires, on reste toutefois un peu déçu de ne pas obtenir une vision autre que celle de ses admirateurs : le film le décrit comme quelqu'un de très perfectionniste (alors que nombre de ses assistants l'ont souvent présenté comme un tortionnaire caractériel). On peut regretter également de ne pas avoir droit à une analyse de sa démarche créative qui aille un peu plus loin que la simple explication qu'il en donne lui-même, sous forme de cabotinage ("Je me demande ce que je ne pourrais jamais faire, et je le fais"). En effet, si les entretiens avec le metteur en scène regorgent d'anecdotes, il manque une thèse plus pertinente que celle qui consiste à expliquer le génie de Wilson par le seul fait qu'il ait été un bègue homosexuel texan. Une approche un peu plus théorique eût été la bienvenue. De ce point de vue, le film s'adresse à des spectateurs familiers du théâtre contemporain. On sort de la salle avec le sentiment d'en avoir appris beaucoup sur l'homme mais pas assez sur l'oeuvre. Toutefois Absolute Wilson
bénéficie d'une réalisation minutieuse et certaines séquences d'archives justifieront amplement le déplacement pour les fans du metteur en scène.

Générique

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 105

Couleur/NB : Couleur

Consultation

Lieux de consultation du film et conditions d'accès :

  • La Cinémathèque française (Bibliothèque) - Accès libre

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