A Serious Man

Film

A Serious Man

Joel Coen , Ethan Coen

Année de production :  2009

Pays de production : Etats-Unis

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Date de sortie en France :

  • 20/01/2010

Description

Résumé

Midwest, 1967. Larry Gopnik passe des radios. ì l'université où il enseigne, un étudiant coréen essaie de le soudoyer pour obtenir une meilleure note. De retour chez lui, sa femme lui apprend qu'elle le quitte pour un de leurs amis, Sy Ableman. Le lendemain, le comité de titularisation de l'université l'informe qu'ils ont reçu une série de lettres anonymes très négatives à son sujet. Sy l'assure de son profond respect, mais l'enjoint à quitter sa maison. Larry s'installe dans un motel avec son frère Arthur, joueur compulsif, malade et sans travail. Le père du jeune Coréen vient le relancer chez lui. Face à la déroute de sa vie, Larry tente de trouver des réponses auprès des rabbins de sa communauté. Le premier, trop jeune, l'aide peu. Sy meurt dans un accident de voiture au moment même où Larry a lui-même un accident sans gravité. Il est forcé de payer les obsèques. Il doit aussi préparer la bar-mitsva de son fils. Ses finances deviennent problématiques. Il fume de l'herbe avec sa voisine, sur laquelle il fantasme. Arthur est arrêté par la police du Nevada. Larry l'envoie au Canada en lui donnant l'argent du Coréen. Le plus célèbre rabbin de la région refuse de le recevoir. ì la bar-mitsva, Larry comprend que Sy était l'auteur des lettres anonymes. Sa demande de titularisation est acceptée. Alors qu'il corrige la note du Coréen, il reçoit un appel inquiet de son docteur. Une tempête menace la petite ville...

Date de tournage :

  • 08/09/2008 - 14/09/2008

Générique

Réalisation :

Écriture :

Musique :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Dans la presse

Citations

Le Canard enchaîné
« Sur (un) scénario déconcertant qui semble fait de bric et de broc mais se révèle suprêmement construit, ce quatorzième long métrage dû aux frères oscarisés Joel et Ethan Coen s’élève au niveau des grands films d’enfance nourris de souvenirs réels et nimbés de nostalgie. »
David Fontaine, 20/01/2010

La Croix
« Reconstitution d’époque, A serious man se présente comme une œuvre formellement impeccable. Les frères Coen s’amusent avec cette crise existentielle, succession d’avanies qui s’abattent sur un brave professeur d’université, démuni et soumis. Le bonheur de ce film tient à son style drolatique pour décrire une communauté juive, avec ses rites et ses traditions, dans ce coin particulier d’Amérique qui vit en vase clos, à l’abri de son confort. »
Jean-Claude Raspiengeas, 20/01/2010

 L’Express
« Au-delà du jeu de miroirs avec la propre adolescence des Coen (communauté juive, milieu universitaire, Amérique profonde), le film, porté par une impressionnante maîtrise formelle et par un humour absurde qui débarque sans crier gare, est l’occasion, une nouvelle fois, pour "les Brothers", de dire la difficulté de trouver sa place dans le monde. »
Eric Libiot, 21/01/2010

Le Figaro
« Les cinéastes ont apporté un soin extrême à la reconstitution des décors, des costumes, de l’atmosphère de l’époque, et une bonne part du comique tient à la précision imperturbable de la description d’un petit monde innocent. »
Marie-Noëlle Tranchant, 23/10/2009

Le Figaro
« Les frères Coen se vengent de leur jeunesse banlieusarde, du Minnesota où ils ont grandi. Là ou ailleurs, l’existence n’a aucun sens, mais cette pilule est dure à avaler. La banalité est néanmoins une chose passionnante à observer. »
Eric Neuhoff, 20/01/2010

France-Soir
« Mettre ses racines juives à nu après avoir raconté le grand Lebowsky (sic) ou des petites histoires de meurtre dans l’Amérique profonde, ce ne doit pas être à priori très facile. Mais c’est ce que viennent de faire les frères Coen avec A serious man. Une opération à la Woody Allen avec une pincée de Mel Brooks. »
Ariel F. Dumont, 30/10/2009

 France-Soir
« Quand on arrive à un certain point, on a plutôt envie d’être authentique et non pas de penser tout simplement à faire rire ou pleurer le public. Chaque spectateur réagit en fonction de ses propres émotions. La liberté de raconter des histoires qui ne plaisent pas à Hollywood, qui ne consolent pas les gens, qui parlent de ceux qui ne sont ni des héros ni des gagnants, fait partie de notre culture. »
Ethan Coen, propos recueillis par Ariel F. Dumont, 30/10/2009

L’Humanité
« Voici donc du rabbin à en veux-tu en voilà, dans un registre si poussé que le distributeur a cru utile d’envoyer à la presse un dictionnaire des expressions employées dans l’œuvre. On n’étonnera pas les familiers des Coen en précisant que tout est nickel, de la photo aux décors et du son aux costumes. »
J.R., 20/01/2010

Les Inrockuptibles
« Dans une époque de toutes les trouilles, rongée par la montée des communautarismes et le retour de la religion, où des gouvernements en échec tentent de nous embrouiller avec d’oiseux débats hors sujet, des films comme (…) A serious man font du bien : ils diffusent en mode mineur leur version de l’identité nationale. »
Serge Kaganski, 20/01/2010

Les Lettres françaises
« De là à en arriver au constat désespérant que, dans le monde selon les frères Coen, seuls les imbéciles et les méchants ont raison, il n’y a qu’un pas… un pas que ce film ne franchit pas, et on peut le regretter, car les cinéastes prennent un plaisir malin, trop malin peut-être, à ne s’intéresser qu’à leur victime. »
José Moure, 06/02/2010

Libération
« C’est l’horreur chaque matin, mais, quand on voit le film, on ne s’en rend presque pas compte : il y a une mise en scène pour vous faire croire qu’on est enfoncé avec Gopnik dans son pétrin perso mais, contrairement à lui, tout en passant une heure quarante à s’amuser. La force des Coen, c’est de vous laisser vous débrouiller tout seul après, avec ce que le film dit sur la vie et sa succession de turpitudes embarrassantes. »
Philippe Azoury, 20/01/2010

Le Monde
« A serious man livre ainsi, pour la première fois de manière aussi explicite, une clé essentielle de l’œuvre des frères Coen : sa filiation avec la culture juive américaine. La spécificité de ladite culture étant précisément sa difficulté à se situer par rapport à une filiation. »
Jacques Mandelbaum, 20/01/2010

Le Monde magazine
« En sortant de la projection de A serious man, on a envie de (re)lire le Livre de Job, de (ré)écouter le premier album du Jefferson Airplane et de se (re)plonger dans les récits d’Isaac Bashevis Singer. »

Thomas Sotinel, 23/01/2010

Marianne
« A serious man est terriblement drôle et drôlement sérieux. Il fourmille de ces dérapages de mélancolie angoissée, de ces giclées d’effroi existentiel qui font le prix des meilleurs Coen. »
Danièle Heymann, 16/01/2010

Le Nouvel observateur
« A serious man (…) s’impose même, certainement, comme le plus gonflé de leurs films, et il est probable que les Coen doivent au succès planétaire et oscarisé de No country for old men d’avoir pu donner libre cours à leurs désirs et à leur ambition sans s’inquiéter d’un possible manque de séduction à priori, et sans se soucier davantage de réunir une distribution ronflante (…). »
Pascal Mérigeau, 21/01/2010

Le Nouvel observateur (TéléObs)
« Humour à froid, folklore communautaire, bar-mitsva sous marijuana… Ce concentré du style Coen, d’une liberté et d’une maîtrise sidérantes, dit tout l’air de rien. Oui, la vie n’a pas de sens. Et les frères Coen l’ont trouvé. »
N.S., 21/01/2010

Le Point
« A la fois autobiographie déguisée et fable existentialiste, A serious man est une véritable leçon de mise en scène et l’œuvre la plus personnelle des surdoués du cinéma américain. »
Florence Colombani, 14/01/2010

La Tribune
« L’humour juif tourne à plein régime. Côté technique, la maîtrise du duo est inattaquable. Joel et Ethan Coen n’en sont pas à leur coup d’essai. Mais si on ne peut qu’applaudir leur virtuosité derrière la caméra, on déplore le fait qu’ils peinent à émouvoir, exactement pour la même raison. »
Charles Faugeron, 20/01/2010

Télérama
« Le salut est donc d’ordre poétique. La réponse réside dans la fantaisie, la vérité dans les chimères. La consolation est le film lui-même, le plus libre, le plus personnel et le plus émouvant des frères Coen. Mazel tov ! »
Louis Guichard, 20/01/2010

 

Consultation

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