Ce n'est qu'un début

Film

Jean-Pierre Pozzi , Pierre Barougier

Année de production :  2009

Pays de production : France

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2010

Date de sortie en France :

  • 17/11/2010

Société(s) de production :

Description

Résumé

Les enfants de cette classe de maternelle ont entre 3 et 4 ans et sont soumis à une expérience quelque peu particulière pour leur jeune âge, puisqu'il s'agit de les initier à la philosophie, matière qui n'est d'ordinaire étudiée qu'en classe de terminale. C'est autour d'une bougie allumée rituellement par la maîtresse au début de chaque séance que les enfants se mettent à réfléchir puis discuter autour des sujets ou des concepts qui leur sont proposés, tels que l'amour ou encore la mort. Ils apprennent à s'écouter, à échanger, à donner leur avis en construisant un discours et en formulant leur pensée. Peu à peu, ils se mettent à faire preuve de bon sens tout en s'exprimant de façon spontanée et parviennent à acquérir un raisonnement fondé. La maîtresse n'est pas là pour leur apprendre à penser mais simplement pour les écouter et les guider dans leurs réflexions. Elle les aide à dire ce qu'ils pensent sans gêne, sans honte et sans retenue ; et cela dans une société où il n'est pas toujours évident d'imposer sa pensée et ses idées. Les ateliers deviennent alors des lieux d'expression offrant aux enfants la possibilité de s'exprimer en toute liberté, avec pour unique mot d'ordre le respect. Malgré quelques petites lenteurs dues à certaines répétitions, Ce n'est qu'un début est un documentaire amusant, touchant et dénué de tout artifice. Les auteurs ont opté pour une capture du réel plutôt que pour la recherche d'une quelconque forme d'esthétisme. Ici, pas de mise en scène, mais une succession de moments, qui deviennent poétiques parce qu'ils sont spontanés. Une petite fille explique ce qu'est l'intelligence en la mesurant au fait de mettre ou non le Nutella dans le frigo, ce qui conduit à ranger son père dans la catégorie des idiots et sa mère dans celle des malins ! Les enfants disent ce qu'ils pensent, prennent la parole à leur façon, se contredisent, parfois s'endorment, ou se font des déclarations d'amour. On en oublie presque la caméra, car c'est avec eux, et au même rythme, que nous vivons cette expérience, en assistant à l'évolution des débats au fur et à mesure que passent les mois et les saisons. Parfois, les ateliers donnent également lieu à des anecdotes personnelles. Certains enfants évoquent ainsi leur pays d'origine, des histoires familiales, ou expriment un sentiment amoureux. Nous nous attachons alors à ces enfants, d'autant plus que nous entrons aussi dans leur univers personnel, montré de la manière la plus naturelle. Ce n'est qu'un début a aussi une dimension politique, avec la citation du discours du ministre Xavier Darcos qui présente le rôle des écoles maternelles comme du gardiennage et de l'organisation de la sieste. ì cela s'ajoutent de nombreux plans, accompagnés d'une bande-son mélancolique, situant le film dans son univers : celui d'une banlieue métissée et excentrée, reliée à Paris par le train. Avec la plus grande simplicité, J-P. Pozzi, P. Barougier et la maîtresse démontrent qu'il n'y a pas d'âge pour penser et construire sa propre réflexion.

Générique

Écriture :

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 102

Couleur/NB : Couleur

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