Identité
Autres titres :
- d'après "Le Journal d'Adèle Hugo" (Titre de l’œuvre adaptée)
Type d'oeuvre : Cinéma
Année de sortie dans le pays d'origine : 1975
Date de sortie en France :
- 08/10/1975
Société(s) de production :
Description
Résumé
Date de tournage :
- 08/01/1975 - 21/03/1975
Générique
Informations techniques
Durée d'origine : 94
Couleur/NB : Couleur
Dans la presse
Citations
Véronique Doduik :
L’Aurore« Dans l’œuvre de François Truffaut, L’Histoire d’Adèle H. est un film plus secret qu’on ne croit, plus passionné qu’il ne paraît, car l’auteur contrôle tout, se regarde et se juge sans cesse.»
Guy Teisseire, 08/10/1975
Le Canard enchaîné
« La caméra ne quitte [Adèle] pour ainsi dire pas de l’œil, et cette fascination (…) provient autant du personnage que de son interprète, Isabelle Adjani (…).
Il faut dire qu’[elle] justifie cette attention. Intrépide et vulnérable, toute frémissante de passion malheureuse, c’est elle qui porte le film sur ses frêles épaules.»
Jean-Paul Grousset, 15/10/1975
Charlie Hebdo
« Adèle H. pouvait être une analyse clinique, impitoyable, du mal romantique. On n’y sent que la tristesse de ne plus vivre dans un monde où ses ravages sont devenus de plus en plus impossibles (…).
On peut très légitimement reprocher [au film] d’esquiver les véritables difficultés et de devenir, vers la fin, une sorte de gros produit de consommation culturelle, avec sa très inutile évocation des funérailles nationales du père Hugo.»
[S.N], 09/10/1975
Le Coopérateur de France
« Toutes construites avec une admirable rigueur sur le plan du récit et de la technique, certaines séquences atteignent une émotion ou une beauté indéfinissables (…).
Tout le film est d’un seul bloc. Comme un merveilleux granit : le sujet, le style, l’interprétation.»
François Gault, 01/11/1975
La Dépêche du midi
« La photo de Nestor Almendros (…) sert remarquablement l’austérité du propos tout en instaurant une ambiance d’époque. Ses bruns, ses ocres, ses noirs et ses blancs, discrètement, ici ou là, rehaussés de rouge, appartiennent à une certaine peinture de genre victorienne attentive aux émotions, à l’observation intime et en même temps très intériorisée, un peu solennelle.»
Etienne Chaumeton, 12/11/1975
Le Drapeau rouge
« Cette histoire folle, un Ken Russel des bons jours aurait peut-être pu en restituer la folie. Truffaut, lui, la raconte sagement, trop sagement. Tout se trouve certes en place. Interprétation, décors, accessoires, tout est parfait. Mais cela se déroule comme dans un beau livre d’images.»
Pierre Joye, 30/10/1975
Les Echos
« Elle est, la petite Adjani qui fut naguère Agnès, à la fois parfaite et peu crédible, émouvante et glacée, attendrissante. Charmeuse comme ce film étrange, pudique et sage, comme retenu par on ne sait quelle tendresse, celle de Truffaut, sans doute, pour son héroïne folle et son interprète-enfant.»
Annie Coppermann, 09/10/1975
L’Éducation
« Toutes les images sont admirables de goût, de précision, de suggestion. “La couleur locale” (et la couleur tout court) n’y sont que des instruments, des incitations à ressentir ce qui, peu à peu, fait sombrer la raison de cette malheureuse (…).»
Etienne Fuzellier, 13/11/1975
L’Express
« L’Histoire d’Adèle H. s’intitulerait plus justement “La Chronique d’Isabelle A.”, car il s’agit peut-être du plus fervent hommage et du plus chaste que, depuis Sternberg à Marlene, un cinéaste (…) ait rendu à une actrice. Un homme à une femme, tout simplement.»
Patrick Thévenon, 06/10/1975
Le Figaro
« La caméra de Truffaut, il est vrai, a la touche si pudique, si sensible, si raffinée : elle sait se faire si simplement narrative que certains trouveront peut-être qu’un récit aussi linéaire, une action aussi dépourvue de rebondissement, n’a, somme toute, qu’un médiocre intérêt.»
Philippe Nourry, 23/09/1975
France nouvelle
« [Truffaut] a aussi commis un beau film sensible et très classique, une sorte de film balzacien en même temps que de film passionné sous les apparences de la neutralité, des apparences tout extérieures et superficielles (…).
Il y a un réalisme aigu, presque clinique et chirurgical dans la façon avec laquelle Truffaut nous montre Adèle dans ses crises (…).»
Albert Cervoni, 06/10/1975
L’Humanité
« L’Histoire d’Adèle H. n’est pas un film romantique que par son sujet mais aussi un film romantique par son style, sa tonalité, ses accents.»
Albert Cervoni, 11/10/1975
Libération
« (…) Cet amour fou ne peut pas nous toucher, nous émouvoir. Les épisodes en deviennent très vite feuilletonneux dans la répétition des échecs de la pauvre Adèle. Isabelle Adjani ne contribue pas à rendre son personnage crédible : elle est trop belle, trop saine.»
[S.N], 16/10/1975
La Marseillaise
« Faisant démonstration d’exigence et de pureté, [Truffaut] préfère aux stéréotypes et aux clichés une élégance de description de cette passion qui refuse tout romanesque, qui exprime le désir qu’on sent profond chez lui, de conserver un certain recul par rapport à son personnage, à cet amour à sens unique.»
Pierre Paret, 10/11/1975
Midi Libre
« À partir du journal intime d’Adèle H., Truffaut reconstitue son aventure avec les mêmes scrupules documentaires que celles de L’Enfant sauvage, le même talent patient, ennemi des excès, qui fut toujours le sien.»
[S.N], 14/10/1975
Le Monde
« Heureuse ou malheureuse, une histoire de cœur est toujours un dialogue. La gageure soutenue par Truffaut est d’avoir fait de celle-ci un monologue. Son film est construit autour d’une solitude et d’une absence. Solitude de l’héroïne qui n’écrit plus à sa famille (…), absence ou quasi-absence du seul être qui pourrait la ramener à la raison.»
Jean de Baroncelli, 11/10/1975
Le Nouvel Observateur
« Problème du père et de la résistance au père, chaleur ou manque de chaleur familiale, importance du nom et de ses rapports avec la personnalité, quête de l’identité : on voit ce qui a retenu Truffaut dans le destin d’Adèle, tout cela le touche au plus profond.»
[S.N], 13/10/1975
Pariscope
« La froideur de ce sobre récit (…) n’est qu’apparence. Et s’il y a austérité dans l’illustration de cette aventure intérieure, elle est celle “d’un morceau de musique
pour seul instrument”, ce à quoi compare L’Histoire d’Adèle H. son passionné auteur.»
José-Maria Bescos, 08/10/1975
Le Point
« Comme il avait construit L’Enfant sauvage à partir d’un rapport médical, Truffaut organise son récit sans rien altérer du texte original. Pareil respect des faits suppose, bien sûr, un certain recul de l’invention, et comme un effacement du réalisateur (…).
Rien que la vérité, soit. L’émotion y trouve-t-elle son compte ? Truffaut, dans Adèle H., n’évite pas toujours une monotonie de la jérémiade, qu’un hugolâtre eût balayée d’envols lyriques.»
Michel Flacon, 06/10/1975
Le Provençal
« Un film d’amour, un film rare, le portait d’une femme, d’une passion, d’une folie.»
Michèle Grandjean, 09/11/1975
Le Quotidien de Paris
« (…) Les dernières vingt minutes d’Adèle H. sous les Tropiques sont lyriques, brûlantes, admirables. On y retrouve ce climat unique, qui trahit une nostalgie du cinéma de Jean Renoir, et qui nous rappelle Le Fleuve : ce je ne sais quoi de magique éclatait déjà dans La Sirène du Mississipi ; c’est peut-être parce que Truffaut réussit le mieux ce qu’André Bazin appelait “le rapport du corps au décor”.»
Henry Chapier, 08/10/1975
Sud-Ouest
« Ce qui frappe d’emblée dans d’Adèle H., c’est la distance, la froideur, quasiment anglo-saxonnes, que le cinéaste dresse comme des barrières entre le spectateur et le film. Cette histoire d’amour fou, qui devrait brûler de passion et qui se consumera finalement au soleil de La Barbade, est en réalité un conte nordique, baigné de pluie et d’embruns ; les frissons de l’âme sont intimement mêlés aux frissons de la nature (…).»
Jean-Loup Demangeot, 19/10/1975
Télérama
« [Truffaut] montre la passion pour ce qu’elle est : une perversion de l’amour — et non l’amour — et un lent glissement vers la folie. Son film est l’étude clinique d’un cas pathologique (…).
Non, rien n’est moins romantique que le regard de François Truffaut sur Adèle H. Il n’a pas d’illusion. Il ne cherche pas à nous leurrer.»
Claude-Marie Tremois, 11/10/1975
Récompenses et nominations
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Bibliographie éditoriale
Relation autre film
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