Chaque mercredi, elle est là. Et lui, religieusement assis au fond de son fauteuil, il écoute le duo d'amour de « Lucia di Lammermoor » de Donizetti tout en la regardant faire. Une fois qu'elle s'est lentement et totalement déshabillée, il la paye, la laisse s'en aller et va jouer de l'orgue au temple d'en face. Lisa, elle, rentre chez elle et retrouve David. Peintre fantasque et marginal qui couvre d'immenses toiles avec rage, David n'apprécie pas l'activité hebdomadaire de Lisa chez Charles Bremer. Il est d'ailleurs persuadé que Lisa ne s'arrête pas à la simple exhibition. Ne supportant ni la jalousie ni le manque de confiance de David, Lisa le quitte et se réfugie chez Jane. Mais elle n'oublie pas David. Alors qu'il est dans une situation catastrophique parce qu'il n'a pas l'argent nécessaire pour acheter la drogue qui lui est indispensable, Lisa décide de l'aider en faisant appel à Charles. Elle lui explique les circonstances et lui, intrigué par le personnage de David, se montre désireux de connaître ses oeuvres. Charles est, en effet, collectionneur dans l'âme, amateur de belles choses, passionné d'art. Il se rend alors à une invitation de David et découvre la laideur de ses toiles. Peu après, il fait venir David chez lui, l'élimine et le transforme en une statue superbe qui peut trôner au milieu des plus belles de ses fleurs.