Werner Herzog

Personnalité

Réalisateur, producteur, scénariste, interprète... : 1960-2020

Nationalité :  Allemagne

Naissance :  05/09/1942 - Allemagne - Munich

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Werner H. Stipetic

État civil :

  • Werner Herzog Stipetić

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Voix (commentaire), Scénariste, Dialoguiste, Auteur du commentaire, Producteur, Producteur délégué, Compositeur de la musique originale, Ingénieur du son, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Intervenant, Monteur, Auteur, Préfacier, postfacier, Rédacteur, Membre du comité de rédaction, Auteur primaire, Annotateur, Auteur secondaire

Biographie

Carrière :

Cinéaste visionnaire et inclassable, Werner Herzog s’impose depuis les années 1960 comme l’une des grandes voix du cinéma mondial, explorant sans relâche la folie des hommes, les forces de la nature et les marges de l’humanité, aussi bien dans ses fictions hallucinées que dans ses documentaires bouleversants.
En 1967, Werner Herzog signe son premier long métrage : Signes de vie. Ce film, qui obtient l'Ours d'argent du festival de Berlin, contient déjà des constantes de toute l'œuvre future du cinéaste : un certain goût pour la folie et l'absurde, une imagerie visionnaire et des références au romantisme allemand. En 1970, Herzog réalise en Afrique un film expérimental teinté de poésie : Fata Morgana. Les premières œuvres du cinéaste développent les thèmes des " sous-hommes " et des aventuriers mégalomanes : Au pays du silence et de l'obscurité (1970-71), Les nains aussi ont commencé petits (1970), et surtout Aguirre, la colère de Dieu (1972), tourné dans la jungle amazonienne avec, dans le rôle du conquistador fou, Klaus Kinski, son acteur fétiche. En 1975, L'Enigme de Kaspar Hauser (1974) reçoit le Prix Spécial du Jury au festival de Cannes. Herzog tourne en 1977 La Ballade de Bruno, avec Bruno S. qui interprétait déjà Kaspar Hauser. Les deux films présentent des points communs : on y retrouve un marginal incapable de s'adapter à la société et un même pessimisme. Entre-temps, le réalisateur tourne un film envoûtant, Coeur de verre (1976) avec des comédiens sous hypnose. En 1979, il retrouve Kinski pour Nosferatu, fantôme de la nuit, adapté de l'œuvre de Bram Stoker et en hommage au film de Friedrich Wilhelm Murnau. Fitzcarraldo (1982), Prix de la mise en scène à Cannes, décline les thèmes abordés dans Aguirre, la colère de Dieu : il s'agit cette fois d'un ingénieur qui rêve de construire une salle d'opéra en pleine forêt amazonienne. Herzog et Kinski se retrouvent une cinquième fois pour Cobra Verde (1987), nouvelle variation sur la destinée d'un personnage hors normes. Tout comme dans Le pays où rêvent les fourmis vertes (1984) qui défendait la cause des Aborigènes d'Australie, Cobra Verde analyse un thème social : l'esclavage. Toujours intéressé par les mégalomanes, Herzog tourne en 1990 un film sur le dictateur centrafricain Bokassa, Echos d'un sombre empire. En 1999, son documentaire Ennemis intimes évoque sa relation complexe et conflictuelle avec Klaus Kinski, huit ans après la mort de l'acteur. Avec Invincible (2001), Herzog réalise un réquisitoire sur l'Allemagne des années 30 avec, comme héros, la magnétiseur pro-nazi Hanussen (Tim Roth). Il poursuit sa carrière de documentariste avec La Roue du temps (2003) autour du Dalaï Lama, avec Grizzly man (2005), ou la vie d'un homme parmi les ours dans une Alaska sauvage, avec Rencontres au bout du monde (2007) consacré à l'Antarctique, puis avec La Grotte des rêves perdus (2010) sur la grotte Chauvet et ses peintures préhistoriques. Réalisé l’année suivante, le documentaire Into the Abyss, a pour thème un triple meurtre commis aux Etats-Unis dont Herzog interviewe accusés et familles des victimes. Il tourne également durant cette période plusieurs documentaires de moyen métrage et co-signe avec Dmitry Vasiukov un film sur les populations indigènes de Sibérie : Happy People : a Year in the Taïga (2012). En dépit de cette production importante, il n'abandonne pas la fiction, signant Rescue Dawn (2007), l'histoire vraie d'un pilote américain qui s'échappe d'un camp de prisonniers pendant la guerre du Vietnam. Après ce film produit aux Etats-Unis et interprété par Christian Bale, il dirige Nicolas Cage dans un autre film américain, le polar Bad lieutenant : escale à la Nouvelle-Orléans (2009), dont il réfute qu'il soit une suite ou un remake du Bad Lieutenant d'Abel Ferrara. C'est à nouveau aux Etats-Unis qu'il réalise Dans l'œil du tueur (2009), portrait d'un apprenti comédien ayant tué sa mère, dans une sorte d'écho d'une tragédie grecque. Cette adaptation d'un fait divers réel a été produite par David Lynch. Werner Herog revient à la fiction en 2014 avec Queen of the Desert, fresque épique centrée sur Gertrude Bell, interprétée par Nicole Kidman, et son rôle dans la création de l'Irak moderne. L’année suivante, le cinéaste poursuit son exploration des marges avec Salt and Fire (2015), thriller écologique où un scientifique est pris en otage dans le désert de sel bolivien. Il s'intéresse ensuite à la condition humaine à travers Meeting Gorbachev (2018), portrait intime de l'ancien dirigeant soviétique. En 2018, il réalise Family Romance, LLC, fiction japonaise sur une entreprise proposant des acteurs pour jouer des rôles familiaux, puis Fireball : Visitors from Darker Worlds (2020), documentaire sur les météorites et leur impact sur les civilisations. Sorti sur les écrans en 2025, Au cœur des volcans : Requiem pour Katia et Maurice Krafft s’appuie sur les archives cinématographiques exceptionnelles laissées par Katia et Maurice Krafft, couple légendaire de volcanologues français disparus tragiquement en 1991 lors d’une éruption au Japon. Herzog y célèbre leur vie et leur œuvre, mêlant images spectaculaires de volcans en activité et récit poétique de leur passion dévorante pour ces géants de feu. Ce documentaire, qui s’inscrit dans la continuité de l’œuvre d’Herzog sur les volcans (La Soufrière, Into the Inferno), est salué pour sa beauté visuelle et son hommage vibrant à deux figures emblématiques de la volcanologie, dont le travail a permis de mieux comprendre et anticiper les risques volcaniques.

Autres activités :

Dès 1968, Werner Herzog tourne des documentaires pour la télévision. Il a publié tous ses scénarios, plusieurs livres et des poèmes dans la revue Akzente . En 1979, il publie Von gehen im Eis (Sur le chemin des glaces ), un livre relatant son périple de Munich à Paris. Il met régulièrement en scène des opéras. Il apparaît à l'affiche de quelques films en tant qu'acteur, notamment dans Julien Donkey-Boy (Harmony Korine, 1999) ou Incident au Loch Ness (Zak Penn, 2004). Il a tourné quelques téléfilms ou séries pour la télévision allemande, ainsi que, pour la télévision américaine, une série documentaire sur des condamnés à mort en attente de leur exécution, On Death Row (2012).

Filmographie

Longs métrages

Compositeur de la musique originale

Ingénieur du son

Auteur du commentaire

Producteur délégué

Directeur de la photographie/Chef opérateur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Herzog, Kluge, Straub.- München ; Wien : Carl Hauser, 1976
  • Ouvrage : Werner Herzog / Emmanuel Carrère.- Paris : Edilig, 1982
  • Ouvrage : Werner Herzog et la mystique rhénane / Radu Gabrea.- Lausanne : L'Age d'Homme, 1986
  • Ouvrage : Werner Herzog.- München ; Wien : Carl Hauser, 1979
  • Périodique : 24 Images, n° 15, novembre 1982
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), suppl. au n° 400, octobre 1987
  • Périodique : Cinéma, n° 250, octobre 1979
  • Périodique : Cinéma, n° 256, avril 1980
  • Périodique : Cinématographe, n° 14, août 1975
  • Périodique : Cinématographe, n° 78, mai 1982
  • Périodique : Film a Doba, vol. 40 n° 4, hiver 1994
  • Périodique : Film Comment, vol 15 n °6, novembre 1979
  • Périodique : Filmcritica, n° 425, mai 1992
  • Périodique : Filmfaust, n° 26, février 1982
  • Périodique : Filmfaust, n° 78, juillet 1990
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 144, juillet 1982
  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 94, avril 1976
  • Périodique : Literature/Film Quarterly, vol 24 n° 3, 1996
  • Périodique : Literature/Film Quarterly, vol 7 n° 3, 1979
  • Périodique : Positif, n?? 217, avril 1979
  • Périodique : Positif, n° 169, mai 1975
  • Périodique : Positif, n° 222, septembre 1979
  • Périodique : Sight and Sound, vol 57 n° 2, printemps 1988
  • Périodique : Wide Angle, vol 3 n °4, 1980
  • Site Internet : Biography Werner Herzog
  • Site Internet : Site officiel de Werner Herzog (biographie, filmographie, bibliographie, photographies...) - en anglais

Récompenses et nominations

  • 1982 - Prix de la mise en scène - Festival International du Film (Cannes) - Fitzcarraldo - Obtenu

Liens familiaux

Marié(e) à :

Collections liées