Un jeune homme est tué à la sortie d'une boîte de nuit du port de Lisbonne. Spino, employé à la morgue, défaille en voyant son visage. Rentré chez lui, il regarde la photo où, trente ans avant, il posait avec ses parents. Une photo où se trouve aussi une jeune fille, cachée par le cadre. Dans la poche du cadavre, Spino a pris aussi une photo : le "polaroïd" d'une femme nue. Il ne dit rien à Francesca, son amie, mais se montre bizarre. Les faits aussi sont bizarres et Spino n'y tient plus ; il déclare à Alvaro, frère de Francesca et policier chargé de l'enquête, que le mort, c'est lui, Spino. Dès lors, il veut savoir. Savoir quoi ? La bague de sa mère n'est-elle pas celle que lui confectionna en 1956 le tailleur Bogossian ? Jusqu'à cette prostituée de la boîte de nuit, où Spino finit par gêner, qui, étrange, lui annonce que le jeune homme va revenir et qui est la fille nue de la photo. Alvaro ne comprend pas où va Spino. Francesca, elle, comprend. Surtout lorsqu'elle apprend que Spino avait une soeur, Francesca, qu'il aimait plus que tout et qui est morte dans l'accident qui tua aussi ses parents. Spino n'était pas avec eux. Francesca ne parvient pas à l'empêcher de rejoindre son passé, la mort à laquelle il n'aurait pas dû échapper.