Andréa Ferréol

Interprète : années 1970-2020

Nationalité :  France

Naissance :  06/01/1947 - France - Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône

Personnalité

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Andrée Louise Ferréol

Fonctions : Acteur, Auteur

Biographie

Formation :

Contre l'avis de ses parents, Andréa Ferréol étudie l'art dramatique avec Jean-Laurent Cochet à Paris. Un an plus tard, elle revient à Aix-en-Provence pour suivre des cours au Centre dramatique du Sud-Est et étudie le chant, la danse et l'expression corporelle. Elle débute au théâtre comme figurante dans Le Cocu imaginaire de Molière puis dans Silence, l'arbre remue encore . De retour à Paris, elle se consacre au théâtre. En 1972, elle obtient un petit rôle de prostituée dans La Scoumoune de José Giovanni.

Carrière :

Figure incontournable du cinéma européen, Andréa Ferréol s’est imposée par son audace, sa gourmandise de jeu et sa capacité à incarner des femmes puissantes, exubérantes ou fragiles, marquant durablement le paysage cinématographique depuis son rôle scandaleux dans La Grande Bouffe.
Avec de l'énergie à revendre, Andréa Ferréol est une actrice à tout faire. De petits rôles en petits rôles, elle finit par rencontrer en 1973 Marco Ferreri qui lui propose : " Si vous prenez vingt-cinq kilos, vous faites mon film. " Prête à tout, elle accepte, et La Grande bouffe la révèle, non sans faire scandale. Cette image d'ogresse la projette dans des rôles de femme gourmande et épanouie (Les Galettes de Pont-Aven, 1975, de Joël Séria ; Scandalo, id., de Salvatore Samperi ; Corentin ou les infortunes conjugales, 1987, de Jean Marboeuf) à la cupidité de plus en plus parodique. Dans les années 1980, Andréa Ferréol étend son répertoire à des rôles plus nuancés. Dans Le Battant (1982) d'Alain Delon ou dans Douce France (1985) de François Chardeaux, elle joue les garces équivoques. Spectaculaire insoumise, elle endosse le rôle de marginale en butte au regard des autres. Ainsi est-elle une costumière homosexuelle dans Le Dernier métro (1980) de François Truffaut, une femme incarcérée dans Le Juge (1983) de Philippe Lefebvre ou une maquerelle dénoncée par la société bien-pensante dans Promis juré (1987) de Jacques Monnet. Capable de s'adapter à des personnages de toutes les conditions sociales, elle est aussi convaincante en petite ménagère (Y a-t-il un Français dans la salle ?, 1982, de Jean-Pierre Mocky) qu'en bourgeoise (Cuore, 1983, de Luigi Comencini) ou qu'en aristocrate distinguée (La nuit de Varennes, 1981, d'Ettore Scola), faisant preuve d'une fragilité inattendue sous sa dignité apparente. Enfin, en 1985, Peter Greenaway fait appel à son talent pour incarner le rôle morbide d'une femme tronc dans Z.O.O.. La carrière d'Andréa Ferréol s'internationalise alors et elle tourne en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Portugal… Elle joue ainsi la mère de Saint François d'Assise (incarné par Mickey Rourke) dans le Francesco (1989) de Liliana Cavani, participe au dernier film de Samuel Fuller (Sans espoir de retour, 1989), croise Peter O'Toole dans le paradis des stars des Ailes de la renommé (1990) d'Otakar Votocek, hante les souvenirs d'enfance de Sami Frey dans Hors saison (1992) de Daniel Schmid. Par la suite, même si la toujours plantureuse et énergique Andréa Ferréol demeure très active, ses rôles (chez Lelouch, Zidi, Nadine Monfils...) sont de plus en plus anecdotiques, en dehors du personnage principal du Conte du ventre plein (2000) de Melvin Van Peebles. Les films dans lesquels elle apparaît sont, quant à eux, malheureusement de plus en plus mineurs. Depuis 2000, la filmographie d’Andréa Ferréol témoigne d’une présence régulière et éclectique au cinéma, bien que souvent dans des rôles secondaires ou de caractère. Après Le Conte du ventre plein (1999) de Melvin Van Peebles, elle apparaît surtout dans des films contemporains tels que Madame Édouard (2003) de Marc Gibaja, où elle incarne un personnage singulier dans cette comédie policière. Elle joue dans La Loi de Gloria (2017) de Didier Le Pêcheur, où elle campe une comtesse, et dans Knock (2016) de Lorraine Lévy, incarnant Madame Rémy, rôle qui souligne sa capacité à s’insérer dans des adaptations de classiques avec finesse. La même année, elle participe à L’Échange des princesses (2017) de Frédéric Quiring, un film historique où sa présence apporte une touche d’élégance et de gravité. Plus récemment, elle est à l’affiche de Chœurs de rockers (2022) d’Ida Techer, comédie où elle joue un rôle de soutien, et de Notre tout petit, petit mariage (id.) de Frédéric Quiring, confirmant son engagement dans des productions françaises indépendantes. En 2024, elle est annoncée dans Le Choix du pianiste de Jacques Otmezguine, poursuivant ainsi une carrière cinématographique toujours active et diversifiée.

 

Autres activités :

Présente au théâtre depuis l'aube de sa carrière, Andréa Ferréol joue La Rupture , Fleur de cactus , Cyrano de Bergerac , Les Femmes savantes , Le Bourgeois gentilhomme , Roméo et Juliette , Le Lai de Barrabas , Les Fraises musclées , Crime et Châtiment , Turandot , La Valse du hasard , Les Monologues du vagin , L'Anniversaire , Transferts , La Véritable histoire de Maria Callas . Active depuis longtemps à la télévision, elle interprète de nombreux téléfilms comme Pont dormant (1972) de Fernand Marzelle, Au bon beurre (1980) d'Edouard Molinaro, Piège pour femme seule (1991) de Gérard Marx, Maria des Eaux-vives (1992) de Robert Mazoyer, Sandra, princesse rebelle (1994) de Didier Albert, Mireille et Vincent (1997) de Jean-Louis Lorenzi, Heureusement qu'on s'aime (1998) de David Delrieux, Disparition (2005) de Laurent Carcélès, La Femme coquelicot (2005) de Jérôme Foulon, Le Nouveau monde (2008) d'Etienne Dhaene. Elle participe aussi à différents épisodes de séries telles que Maigret , Cluedo , Les Cordier, juge et flic , La Crim' , Alice Nevers, le juge est une femme , Mademoiselle Joubert , Les Toqués ...

Filmographie

Courts métrages

Longs métrages

Acteur

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : Stars deuxième / Jacques Valot ; Gilles Grandmaire.- Paris : Edilig, 1989
  • Périodique : Cinéma, n° 286, octobre 1982
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 15, avril 1987
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 5, janvier 1987
  • Périodique : Ecran, n° 35, avril 1975
  • Périodique : Première, n° 109, avril 1986
  • Périodique : Revue du Cinéma (La)/Image et Son, n° 436, mars 1988

Ressources média