Une jeune femme de 30 ans verrouille hâtivement son solex et monte en courant les escaliers du tribunal. Le divorce est prononcé entièrement en faveur de son mari, Helmut Junker. Ils se séparent après un dernier baiser, « baiser de Judas », pour aller continuer leur vie, chacun de son côté. Pour Elizabeth, c'est la liberté, elle se crée un nouveau personnage, elle part avec le premier venu, Oscar, n'importe où. pour se prouver qu'elle est libre. Vite écoeurée par ce vide soudain, elle revient chercher ses affaires chez Helmut, la moitié de tout qui lui appartient de droit. Des livres peuvent se partager, mais un enfant unique, un petit Nikolas ? C'est alors que commence la cascade infernale : Elizabeth part à la recherche d'un travail « intelligent, où elle puisse s'engager tout à fait ». On ne lui propose qu'un poste d'hôtesse, ou d'aide-vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter. Partout, c'est l'échec ! Elle est toujours l'objet qu'on manipule, qu'on dépersonnalise. Ses tentatives dans le chant ou dans les claquettes ne réussissent guère mieux. Il est trop tard, elle a une « voix de bébé », elle est trop raide. Cette poursuite est ponctuée de séances chez l'avocat, de disputes avec Helmut, pour régler le problème de Niki. Tous deux emploient n'importe quel moyen pour le garder. Une dernière fois, Elizabeth tente de travailler dans une galerie de peinture. Mais, femme qui cherche à se libérer, elle est tournée en dérision par l'homme. Si la femme n'est même plus femme, que reste-t-il ? Et elle se remarie avec Oscar, un homme banal, mais qui la réinsère dans la société.