Le Mexique au XVIIe siècle. Le vice-roi exprime le souhait de rencontrer une religieuse, célèbre jusqu'en Espagne, pour son oeuvre littéraire profane. Néanmoins, l'évêque de Mexico exprime avec force son hostilité envers une religieuse qui écrit des oeuvres littéraires profanes. A l'inverse, la mère supérieure du couvent de soeur Juana en est très fière et la soutient. L'épouse du vice-roi, elle aussi, s'intéresse passionnément à la religieuse poétesse. Cependant, la mère supérieure se retire de ses fonctions. Deux clans se forment : l'un avec les religieuses les plus âgées -soutenues par l'évêque, l'autre avec les jeunes ; elles demandent à soeur Juana de se présenter. Elle refuse avec énergie et confie qu'elle n'est pas très religieuse et qu'elle est entrée au couvent parce qu'elle pouvait ainsi librement poursuivre ses recherches et écrire, alors qu'en se mariant, elle aurait tout perdu pour être la fidèle servante de son époux et maître. L'évêque menace ses livres et elle-même d'autodafé. Par ailleurs, elle partage la passion de la vice-reine. Après avoir été interrogée par des docteurs et des théologiens, après avoir été trahie par l'évêque qui prétendait la soutenir contre l'archevêque de Mexico et par son propre confesseur, celui-là même qui l'avait poussée à prendre le voile, ses livres et instruments scientifiques sont saisis par l'Inquisition. L'accès à sa cellule et à sa bibliothèque lui sont interdites. Sr Juana tombe malade. Le vice-roi, pour la soutenir, essaie de contre-attaquer, mais il est révoqué. Il demande à Juana l'autorisation de publier ses oeuvres. Mais elle est brisée ; elle sera emportée par la peste.