Dominique Sanda

Personnalité

Interprète, intervenante : années 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  11/03/1951 - France - Paris, Seine

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Dominique Marie-Françoise Renée Varaigne

Fonctions : Acteur, Commentateur, Annotateur, Auteur primaire

Biographie

Formation :

Mannequin pour des magazines de presse féminine, Dominique Sanda, âgée d'à peine dix-sept ans, est repérée par Robert Bresson qui lui donne le rôle principal de la Femme douce (1968).

Carrière :

Dominique Sanda, icône intemporelle du cinéma d’auteur, incarne depuis les années 1970 l’élégance mystérieuse et la profondeur dramatique, traversant avec la même aisance les œuvres des plus grands réalisateurs européens et les productions les plus audacieuses. Son parcours, marqué par des collaborations avec Bertolucci, Visconti ou Kassovitz, en fait une figure incontournable du septième art, où chaque apparition reste gravée par sa présence envoûtante.
Révélée par sa première expérience cinématographique, Dominique Sanda poursuit sa carrière avec Premier amour (1969) de Maximilian Schell, puis avec Le Conformiste (1970) de Bernardo Bertolucci. Salués par la critique, ces deux films contribuent à accroître la notoriété de l'actrice qui n'a pas encore vingt ans. " Adoptée " par les cinéastes italiens, elle tourne pour eux de nombreux films dont Le Jardin des Finzi Contini (1970) de Vittorio De Sica, Violence et Passion (1974) de Luchino Visconti, 1900 (1974) de Bernardo Bertolucci ou L'Héritage (1975) de Mauro Bolognini. Elle joue également dans des films anglophones : Le Piège (1972) de John Huston avec Paul Newman et James Mason, Damnation Alley (1976) de Jack Smight. La fin des années 1970 marque son retour vers les cinéastes français. Elle prête sa grâce et son allure féline au Voyage en douce (1979) de Michel Deville, où elle accroît la dimension érotique du film. Manipulatrice et cynique dans Les Ailes de la colombe (1980) de Benoît Jacquot, elle travaille à nouveau avec ce réalisateur pour (1986) et Corps et biens (1987). Au cours des années 1990, Dominique Sanda tourne essentiellement pour la télévision. À partir des années 1990, Dominique Sanda diversifie ses choix et confirme son statut d’actrice exigeante. Elle apparaît dans Moi, la pire de toutes (1990) de Maria Luisa Bemberg, où son interprétation de la poétesse Sor Juana Inés de la Cruz est saluée. Elle tourne ensuite dans Valse d’amour (1990) de Dino Risi, aux côtés de Vittorio Gassman, et dans Les Enfants de la honte (David Wheatley, 1993) aux États-Unis. En 2000, elle marque les esprits avec une brève mais mémorable apparition dans Les Rivières pourpres (1999) de Mathieu Kassovitz, aux côtés de Jean Reno et Vincent Cassel. Son rôle de sœur Andrée, mystérieuse et troublante, rappelle son talent pour les personnages ambivalents. Elle s’illustre également dans Garage Olimpo (1998) de Marco Bechis, film argentin qui aborde la dictature militaire, et dans L’Univers de Jacques Demy (1995) d’Agnès Varda, hommage au cinéaste français. Les années 2000 voient son retour dans des seconds rôles marquants : elle campe la mère de Pierre Rochefort dans Un beau dimanche (2012) de Nicole Garcia, puis celle d’Yves Saint Laurent dans Saint Laurent (2013) de Bertrand Bonello, où son élégance naturelle sert à merveille l’univers du couturier. En 2025, elle apparaît dans A Perfect Fit (2021, VOD) de Hadrah Daeng Ratu, confirmant qu’elle reste une figure intemporelle du cinéma, capable de passer avec aisance des drames historiques aux œuvres contemporaines. Son jeu, toujours aussi subtil, continue de fasciner, faisant d’elle l’une des actrices les plus mystérieuses et durables du cinéma européen.

Autres activités :

Dominique Sanda interprète plusieurs téléfilms, dont La Naissance du jour (1980) de Jacques Demy ou Albert Savarus (1992) d'Alexandre Astruc.

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 341, novembre 1982
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 342, décembre 1982
  • Périodique : Cinéma 82, n° 287, novembre 1982
  • Périodique : Cinéma 86, n° 348, 2 avril 1986
  • Périodique : Cinéma Français, n° 27, 1979
  • Périodique : Cinématographe, n° 27, mai 1977
  • Périodique : Ciné-Revue, n° 49, 4 décembre 1986
  • Périodique : Ecran, n° 57, 15 avril 1977
  • Périodique : Lumière du Cinéma, n° 7, septembre 1977
  • Périodique : Lumière du Cinéma, n° 9, novembre 1977
  • Périodique : Première (US), n° 5, juin 1994
  • Périodique : Première, n° 113, août 1986

Récompenses et nominations

  • 1976 - Prix d'interprétation féminine - Festival International du Film (Cannes) - Eridita Ferramonti - Obtenu

Collections liées