1975. Après avoir été condamné en première instance, Pierre Goldman, ex-militant d’extrême-gauche, s’apprête à être jugé à nouveau pour quatre braquages et le meurtre de deux pharmaciennes. Juste avant, il fait savoir par courrier qu’il ne veut plus que Maître Kiejman, avocat brillant mais qu’il estime trop mondain, continue à assurer sa défense. Kiejman réussit à regagner sa confiance, et, à l’ouverture de ce procès hautement médiatique, il est bien dans le prétoire. Cependant Goldman semble entendre se défendre lui-même. Il annonce d’emblée qu’il reconnaît les braquages mais pas les meurtres. Estimant que la vérité est de son côté et que cela devrait suffire, il refuse que soient produits des témoins de moralité en sa faveur. Goldman suscite l’indignation des magistrats, la gêne de Kiejman et l’émotion de la foule en affirmant que la police française dans son ensemble est raciste, et qu’il est victime d’une instruction à charge. Tandis que Kiejman essaie de le protéger de lui-même pour lui éviter la peine capitale, Goldman multiplie les provocations et s’emploie avec fougue à transformer son procès en procès politique. Kiejman, lui, exploite méthodiquement la maigreur et la fragilité des preuves contre Goldman, notamment l’incohérence de certains témoins oculaires. Le procureur requiert l’emprisonnement à vie pour Goldman, mais les jurés le jugent non coupable des deux crimes et il écope de douze années de réclusion.