Laëtitia Masson

Personnalité

Réalisatrice, scénariste : années 1990-2020

Nationalité :  France

Naissance :  18/08/1966 - France - Épinal, Vosges

Identité

Genre : femme

État civil :

  • Laeticia Sophie Carole Masson

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Assistant opérateur, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Cadreur/Opérateur, Collaborateur

Biographie

Formation :

Après des études de lettres, Laetitia Masson intègre la FEMIS. Elle devient assistante, puis réalise des courts métrages.

Carrière :

Laetitia Masson, figure majeure du cinéma français contemporain, se distingue par une œuvre audacieuse, mêlant réalisme social, expérimentation formelle et exploration des tourments intimes. Ses films, souvent portés par des actrices emblématiques, oscillent entre poésie et provocation, faisant d’elle une cinéaste à part, inclassable et profondément romanesque.
Après quelques courts métrages et un moyen métrage (Nulle part, 1992), Laetitia Masson s'ajoute à la longue liste des jeunes réalisatrices du cinéma français avec En avoir (ou pas) (1995). Cette incursion dans les réalités ouvrières de province, tournée en partie sur le mode documentaire, lui vaut un accueil critique favorable. Son talent se confirme avec A vendre (1997), film d'une grande audace esthétique et narrative. Quête de l'identité, incertitude de l'amour, pouvoir de l'argent ; tels semblent être les champs de réflexion de cette cinéaste sensible et romanesque. Sa complicité avec Sandrine Kiberlain, l'héroïne de ses deux premiers films, se renouvelle avec Love me (1999), histoire d'une femme qui fantasme sur l'Amérique et sur un barman aux allures de rocker interprété par Johnny Hallyday. En 2001 elle tourne La Repentie qui marque le retour le retour d'Isabelle Adjani au cinéma. En 2003, elle adapte le roman controversé de Christine Angot dans Pourquoi (pas) le Brésil ?, explorant avec une liberté formelle les thèmes de la filiation et de la transgression. Après une pause, elle revient en 2008 avec Coupable (2007), un faux polar psychologique où elle retrouve Hélène Fillières, mêlant suspense et introspection. En 2012, GHB confirme son goût pour les récits fragmentés et les personnages en crise, avec un trio d’actrices (Marina Hands, Clémence Poésy, Elodie Bouchez) confrontées à la dépendance et à la perte de repères. Après une longue absence, elle signe en 2022 Un hiver en été, film choral sur fond de dérèglement climatique, où elle mêle une nouvelle fois fiction et poésie, avec une distribution éclectique.

Filmographie

Longs métrages

Assistant opérateur

Assistant réalisateur

Réalisation

Scénariste

Dialoguiste

Bibliographie éditoriale

  • Périodique : Jeune Cinéma, n° 251, septembre-octobre 1998
  • Périodique : Positif, n° 419, janvier 1996
  • Périodique : Positif, n° 451, septembre 1998
  • Périodique : Positif, n° 469, mars 2000
  • Périodique : Séquences, n° 185, juillet-août 1996