La Passion selon Béatrice

Film

La Passion selon Béatrice

Fabrice Du Welz

Année de production :  2022

Pays de production : Belgique

Identité

Type d'oeuvre : Cinéma

Année de sortie dans le pays d'origine : 2024

Date de sortie en France :

  • 20/11/2024

Numéro RCA / VISA : 159931

Société(s) de production :

Description

Résumé

« Tout est beau, chez ce gars-là ! », s’exalte Béatrice Dalle, qui se décrit comme « le degré zéro de la meuf romantique, mais le degré mille de la meuf romanesque ». C’est sous l’angle de son rapport passionné à Pier Paolo Pasolini que le cinéaste belge Fabrice du Welz (Adoration, Inexorable) choisit de présenter l’actrice. En suivant les pas de cette dernière d’un bout à l’autre de l’Italie, il brosse un double portrait cinématographique : celui du mythique réalisateur de L’Évangile selon saint Matthieu et, à travers lui, celui de sa fervente admiratrice, qui lui voue un amour inconditionnel depuis ses 17 ans. De Casarsa della Delizia, ville d’origine de Pasolini, à Venise, où elle monte à bord de l’Œdipe roi, bateau sur lequel logea Maria Callas pendant le tournage de Médée ; de Bologne, où l’archiviste de la Cineteca lui organise une projection privée de L’Évangile selon saint Matthieu, à la plage d’Ostie, où le cinéaste trouva la mort, Béatrice s’entretient avec ceux qui ont croisé de près ou de loin la route de cette figure majeure du septième art : un guide habitant la région natale de Pasolini, un restaurateur présent le soir de son assassinat, mais aussi des collègues - le réalisateur Abel Ferrara, l’autrice Dacia Maraini, qui a cosigné le scénario des Mille et Une nuits, et Rossana di Rocco, ange de L’Évangile, dont l’apparition tient presque du surnaturel... Tout en arpentant les villes qui ont jalonné le parcours de Pasolini, Béatrice se confie à Clément Roussier, coscénariste du film, qui joue également le rôle d’interprète auprès de leurs interlocuteurs italophones - ou anglophone, dans le cas d’Abel Ferrara. Elle évoque ses propres souvenirs, son enfance, sa carrière, ses autres coups de foudre artistiques (Genet, Céline, Vivaldi, Mozart...), sans jamais perdre de vue cette figure tutélaire qui l’a accompagnée tout au long de sa vie. Ce documentaire dévoile un personnage truculent, haut en couleur, à la curiosité insatiable : « Plus je vieillis, et plus j’ai faim, comme un ogre. [...] Je veux tout dévorer », déclare-t-elle à Clément. On peut être séduit, voire fasciné par cette intensité, ce ravissement perpétuel face à la beauté, ainsi que par le franc-parler de l’actrice. Mais on peut également être agacé par cet excès permanent, qui verse vite dans le sentimentalisme, d’autant que la mise en scène ne tend pas à alléger cette impression. Le film, en noir et blanc, établit des parallèles, des échos avec les œuvres de Pasolini et se concentre sur le visage de Béatrice, les émotions qui l’animent, elle qui, de son propre aveu, pense avoir « un quota de larmes bien plus élevé que le commun des mortels ». Or, l’image d’une personne qui pleure ne suffit pas toujours à susciter l’émotion. Si Fabrice du Welz insiste sur la ferveur quasi mystique de l’actrice, son adoration envers celui qu’elle considère comme l’homme de sa vie, il peine à la communiquer, à la rendre sensible au spectateur, de sorte que certains passages semblent grandiloquents et maniérés. Il serait pourtant essentiel de croire à la sincérité du projet pour se laisser tout à fait embarquer.  

Genre : Fiction

Genre(s) précis :

Générique

Équipe technique :

Production - Distribution :

Interprétation :

Informations techniques

Métrage : Long

Durée d'origine : 83

Couleur/NB : Couleur

Sonore/muet : Sonore

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