Poète exceptionnel et sulfureux, marginal et mondain, M. Spadice repère au cirque un garçon de piste et charge Hélène Lagache de le lui amener. Le garçon, Franz-Ali, est victime d'une rafle policière: à Paris, en 1961, avoir le "type arabe" fait courir bien des risques. La mère de Franz-Ali, veuve allemande d'un soldat français nord-africain mort à la guerre, n'a rien pour plaire au policier venu enquêter chez elle. Seules les relations de Spadice et d'Hélène, belle-soeur du Premier ministre, permettent la libération de Franz-Ali. Celui-ci va, dès lors, être le compagnon de Spadice: il rêvait d'être équilibriste sur fil, Spadice va prendre en main sa formation, le subjuguer jusqu'à ce que des accidents l'obligent à arrêter. Tout comme jadis Hélène dut abandonner la danse, blessée pour avoir forcé son talent, poussée par Spadice, qu'elle aimait en vain. C'est à un jeune voleur, Fredy, dont il veut faire un pilote, que Spadice s'intéresse maintenant. Hélène recueille Franz-Ali, le soigne, l'aide à sortir sa mère d'un alcoolisme suicidaire. Tous deux s'aiment: mais Franz-Ali ne peut se détacher de Spadice. Celui-ci, charitable et méprisant, l'engage pour la course où Fredy trouvera la mort. Sans espoir, toujours envahi par Spadice, Franz-Ali regagne la vieille bâtisse, destinée à être rasée, où il vécut avec sa mère. Franz-Ali met en scène "leur" suicide, alors qu'elle sommeille. Hélène l'observe, dehors, invisible, et choisit de ne plus le quitter. L'explosion de la maison l'entraînera elle aussi dans la mort.