Cadre supérieur chez ADM, une grande société agro-alimentaire, Mark Whitacre est soumis à une forte pression : il est responsable de la fabrication de la lysine, qui ne donne pas les résultats escomptés à cause d'un virus. Pour se justifier auprès de sa hiérarchie, il évoque l'existence d'un espion qui, au bénéfice de leurs concurrents japonais, a introduit le virus dans la chaîne de production. Son supérieur, Mick Andreas, contacte le FBI. Sur les conseils de son épouse, Ginger, Mark se confie à l'agent Shepard, et lui révèle l'existence d'une entente illicite entre concurrents sur le prix de la production. Voulant rassembler des éléments tangibles, Shepard et son collègue, Herndon, l'obligent à enregistrer ses conversations professionnelles. Malgré sa maladresse, Whitacre réussit à livrer des cassettes, puis manifeste l'envie de faire machine arrière. Les enquêteurs, bien qu'ils se méfient de ses motivations, pensent qu'il ne dit pas tout et décident néanmoins de ne pas le lâcher. Les enregistrements se poursuivent. Enfin, les preuves de l'entente sont rassemblées. L'instruction commence, pour révéler peu à peu que Whitacre est un menteur pathologique doublé d'un escroc qui, en jouant sur les deux tableaux, a dérobé, en commissions et dessous de table, cinq, non... sept, non... neuf, non... onze millions de dollars. Si ADM trouve un terrain d'entente avec la justice, Whitacre est condamné à neuf ans de prison. Lorsqu'il est libéré en 2006, Ginger l'attend.