Juin 1858, quartier juif de Bologne. L’Inquisiteur Feletti enlève Edgardo Mortara, 7 ans, à sa famille car il a été baptisé en secret. Ses parents Momolo et Marianna alertent la communauté tant locale qu’européenne pour le récupérer. Edgardo intègre l’école des catéchumènes de Rome, où il se lie avec Elias et Simone, fragile du cœur. Il suit avec application les cours. La révolution gronde. Le Pape Pie IX refuse de céder sur Edgardo. Les Juifs du Ghetto reprochent à Momolo son activisme qui complique leurs actions pour récupérer l’enfant. Surveillé, Edgardo rencontre son père et sa mère. Vacillant devant celle-ci, il est emmené de force. La nuit, il se rêve libérant le Christ de l’église de sa croix. Simone meurt. Durant la cérémonie, Riccardo, l’aîné, échoue à enlever Edgardo. Le Pape oblige les Juifs de Rome à s’humilier contre son pardon. La révolution éclate. Arrêté pour enlèvement, Feletti passe en procès. C’est la servante Anna qui, voyant l’enfant malade, l’a baptisé puis a tout révélé. Feletti est libéré. Edgardo passe sa confirmation. Adulte, sa ferveur l’amène à bousculer le Pape lors de sa venue. La révolution l’emporte. Le Pape perd son pouvoir temporel et meurt. Trois ans plus tard, la foule veut saccager sa dépouille lors de son transport vers la basilique Saint-Laurent. Edgardo tente de s’y opposer. Apprenant que sa mère agonise, il se rend auprès d’elle et tente de la baptiser. Elle le repousse, ainsi que Riccardo. Il mourra en Belgique en 1940, toujours chrétien.