Assis sur une chaise dans la cour de leur maison familiale proche de Draguignan, Charles ressasse ce qu’il pense de son fils Jean-Luc, venu lui rendre visite après six ans d’absence. À fleurets mouchetés, ils évoquent la mort accidentelle de la mère, Françoise, et de la fille, Édith, enchaînent sur l’état de la maison que Jean-Luc n’a jamais aimée, le fait que le fils n’est pas devenu ce qu’aurait souhaité le père (et inversement), l’amour de celui-ci pour le western... La tension s’apaise. Jean-Luc rappelle à son père qu’il était somnambule et n’a jamais su différencier le réel du fictif. Puis déclame avec son père un poème que celui-ci lui récitait quand il avait peur, enfant… et apprend qu’il en était l’auteur. Leur remémoration se poursuit à la terrasse d’un restaurant qu’adorait Françoise et auquel Charles est resté fidèle. Mise au point sur qui préférait qui dans la famille, les goûts de chacun (Charles est « sucré-salé », Jean-Luc « sucré »), les métiers exercés par Jean-Luc. Charles confie avoir tiré du COVID-19 qu’il a attrapé l’importance de souffrir pour rester en vie. Jean-Luc reconnaît ce qu’il doit à son aînée dont il ne fut pourtant jamais complice. De retour chez eux, au jardin cette fois, Charles révèle à Jean-Luc qu’il a été adopté. Jean-Luc se sent d’autant plus trahi qu’Édith aussi le savait (mais est-ce vrai, car Charles s’est déjà contredit auparavant ?). Pris de remords, Charles l’assure de son amour profond. Le voyant fondre en larmes, Jean-Luc l’étreint.