Paul Vecchiali

Personnalité

Réalisateur, scénariste, monteur, producteur... : 1960-2020

Nationalité :  France

Naissance :  28/04/1930 - France - Ajaccio, Corse

Décès :  18/01/2023 - France - Gassin, Var, Provence-Alpes-Côte d’Azur

Identité

Genre : homme

Fonctions : Réalisateur, Assistant réalisateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Acteur, Scénariste, Collaborateur au scénario, Dialoguiste, Producteur, Régisseur, Producteur délégué, Parolier des chansons originales, Compositeur de la musique préexistante, Mixeur, Monteur, Conseiller technique, Décorateur, Créateur des costumes, Cadreur/Opérateur, Conseiller à la réalisation, Intervenant, Auteur du commentaire, Auteur, Collaborateur, Préfacier, postfacier, Administrateur, Photographe, Auteur primaire, Auteur secondaire

Biographie

Formation :

Fils d'un capitaine et d'une institutrice, Paul Vecchiali grandit à Toulon puis intègre Polytechnique dont il est diplômé en 1953. En 1961, il réalise avec des économies un premier film muet en 16 mm, Les Petits drames , dont l'interprète est Nicole Courcel. Il abandonne alors sa carrière de polytechnicien pour parfaire sa formation de cinéaste par des stages d'assistant. Après quelques courts métrages tels que Les Roses de la vie (1962) puis Les Récits de Rebecca (1963), Paul Vecchiali tourne son premier long métrage professionnel : Les Ruses du diable (1965).

Carrière :

A la fois nostalgique du cinéma populaire des années trente, et emblématique de la Nouvelle vague française, Paul Vecchiali déroute le grand public. Ainsi en est-il des Ruses du diable (id.) dont l'histoire, celle d'une jeune vendeuse qui reçoit tous les matins mystérieux un billet de 100F, dénote un réalisme social tandis que son mode de narration échappe totalement au souci de la vraisemblance traditionnel. Il en résulte une véritable dédramatisation. Cela est dû à une manière de filmer bien particulière : en temps réel pour ainsi dire, pas plus de trois prises par plan-séquence; les plans superflus sont sacrifiés, Vecchiali n'hésitant pas à recourir aux diverses formes d'ellipses comme le travelling pour comprimer au maximum l'action dans son immédiateté; enfin l'exposition psychologique des personnages également pensée en terme d'économie, est remplacée par la force évocatrice de la musique. L'Etrangleur (1970) confirme ce parti pris tout en le dépassant. Sa fiction bâtie sur la montée d'une pulsion - Jacques Perrin tue par pitié les femmes qu'il désire - s'égare dans un univers onirique marqué par des passages de comédie musicale en rupture totale avec l'origine réaliste. Femmes femmes (1974), avec Hélène Surgère bientôt son actrice fétiche, signe un magistral noir et blanc, où la même nostalgie se fixe entre deux actrices vieillissantes, l'une tournée vers son passé glorieux, l'autre toujours en mal de devenir. Puis Vecchiali touche au genre pornographique avec Change pas de main (1975), histoire de démonter la logique du désir à la limite de la normalité. Après La Machine (1977) sur le thème de la peine de mort, puis Corps à coeur (1978), une histoire d'amour décalée, Paul Vecchiali fait appel à Danielle Darrieux, son égérie, pour interpréter En haut des marches (1983) en hommage à sa mère décédée. Rosa la rose, fille publique (1985), Encore/Once more (1987) et Le Café des Jules (1988) poursuivent l'exploration du désir dans ses abîmes tels que la prostitution, le sida et le viol. Réalisateur insatiable, avide d'univers nouveaux, Vecchiali consacre De sueur et de sang (1994) à la boxe. Plus récemment il tourne Zone franche (1996).

Autres activités :

Dans les années 50, Paul Vecchiali est critique aux Cahiers du cinéma et à la Revue du cinéma. Jaloux de son intégrité artistique, il fonde plusieurs sociétés de production telles que Unité 3 et Diagonale. Il produit ainsi ou co-produit ses propres films mais aussi ceux de jeunes cinéastes, notamment Jacques Davila ou Gérard Frot-Coutaz. Auteur de diverses reprises pour la télévision, Paul Vecchiali réalise Coeur de hareng (1983), Le Front dans les nuages (1988) et L'Impure (1991). Acteur dans ses films (Trous de mémoire ) ou dans ses pièces (Poussières ), il tourne aussi pour d'autres cinéastes (Le Bonheur , Agnès Varda).

Filmographie

Longs métrages

Collaborateur à la réalisation

Superviseur de la réalisation

Producteur délégué

Compositeur de la musique préexistante

Conseiller à la réalisation

Conseiller technique

Régisseur

Parolier des chansons originales

Collaborateur au scénario

Mixeur

Créateur des costumes

Cadreur/Opérateur

Liens familiaux

Frère/Sœur de :

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