Avril 1908. Victoire est mariée à André, notaire de province. Ils hébergent Mathilde, la mère d’André, que deux attaques ont laissée muette. Malgré l’insistance d’André, Victoire ne se sent pas prête à coucher avec lui. Il dort dans son bureau. Il viole Céleste, la jeune bonne. Il est jaloux du vieil Alphonse, ancien prétendant de Victoire. Victoire découvre que Céleste est enceinte. Trop tard pour avorter. Victoire propose à André d’élever l’enfant comme le leur, à condition qu’il n’approche plus jamais de son lit. Céleste reste à leur service. Mathilde n’est pas dupe. Ils appellent l’enfant Félix. Une nuit où il est malade, Céleste le prend dans son lit. Victoire se couche à leurs côtés. André interroge en vain Mathilde sur l’identité de son vrai père. Victoire et Céleste se retrouvent chaque nuit. Un soir, ivre, André tente de forcer la porte de Victoire. Elle se réfugie chez Céleste. Mathilde révèle à André qu’Alphonse est son père. André rompt le pacte passé avec Victoire et la menace de lui retirer la garde de Félix si elle divorce. Il veut chasser Céleste. Victoire prétexte une tante malade pour quitter la maison avec Félix. André accuse Céleste d’avoir volé un objet de valeur. Il tente de l’étrangler. Mathilde succombe à une nouvelle attaque. André s’excuse auprès de Céleste et veut passer la nuit avec elle. Elle feint d’accepter, mais s’enfuit et rejoint Victoire et Félix à la gare. « Je n’avais jamais aimé personne », dit Victoire. Elles partent pour le Canada.