Emmanuelle Devos
Personnalité
Interprète : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 10/05/1964 - France - Puteaux, Seine
Identité
Genre : femme
État civil :
- Emmanuelle Jeanne Anne Devos-Loscul
Fonctions : Acteur
Biographie
Formation :
Fille de comédiens, elle suit sa mère très tôt sur les tournages et décide d'en faire son métier. Elève au cours Florent, Emmanuelle Devos a pour professeur Francis Huster, qui lui offre sa première apparition à l'écran dans On a volé Charlie Spencer (1986). Les ateliers de la Fémis lui font rencontrer Noémie Lvovsky et Arnaud Desplechin.Carrière :
Actrice majeure du cinéma d’auteur français, Emmanuelle Devos s’impose par sa sensibilité, sa justesse de jeu et sa capacité à incarner des personnages complexes, ce qui lui a valu de prestigieuses récompenses, dont deux César.
Emmanuelle Devos débute réellement avec La Vie des morts (1990) d'Arnaud Desplechin, débutant ainsi une longue collaboration avec le réalisateur. Elle se fait remarquer par ses longs monologues dans Comment je me suis disputé… (Ma vie sexuelle) (1994, Arnaud Desplechin) et marque son style. Privilégiant les films d'auteur, elle s'illustre dans tous les types de rôles jusqu'à la consécration avec Sur mes lèvres (2001) de Jacques Audiard. Elle y joue une secrétaire malentendante qui noue une relation avec un collègue de travail en réinsertion, et remportera le César de la meilleure actrice en 2002. Dès lors, elle multiplie les projets et apparaît dans de nombreux films dans différents rôles : la compagne de Denis Podalydès dans Bienvenue en Suisse (Léa Fazer, 2003), une jeune femme sur le point de se marier dans Rois et reine (Arnaud Desplechin, id.), la compagne d'un cancéreux dans Ceux qui restent (Anne Le Ny, 2006). En 2010, elle obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans A l'origine (Xavier Giannoli, 2007). Elle y joue la mairesse d'une petite ville qui se retrouve escroquée par un nouvel arrivant, François Cluzet. Après Arnaud Depleschin qu’elle retrouve en en 2007 avec Un conte de noël, Elle explore ensuite la comédie sociale avec Le Fils de l’autre (Lorraine Lévy, 2011), où elle joue une mère confrontée à un échange d’enfants à la naissance sur fond de conflit israélo-palestinien. Son goût pour les rôles nuancés se confirme dans Violette (Martin Provost, 2012), biopic où elle prête ses traits à l’écrivaine Violette Leduc, donnant la réplique à Sandrine Kiberlain. Toujours attentive à la diversité des registres, elle s’illustre dans Moka (Frédéric Mermoud, 2015), thriller psychologique où elle partage l’affiche avec Nathalie Baye, puis dans Numéro une (Tonie Marshall, 2016), où elle incarne une ingénieure déterminée à briser le plafond de verre dans l’industrie. Elle n’hésite pas à se confronter à des univers plus sombres, comme dans Les Parfums (Grégory Magne, 2019) où elle prête ses traits à une célèbre “nez” au caractère bien trempé, donnant la réplique à Grégory Montel et Vous ne désirez que moi (Calire Simon, id.), où elle offre des performances tout en subtilité. À partir de 2020, Emmanuelle Devos continue d’enrichir sa filmographie avec des rôles marquants et variés. Elle est à l’affiche de Mes jours de gloire (Antoine de Bary, 2019), une comédie où elle incarne la mère d’un jeune homme en pleine crise existentielle. En 2021, elle apparaît dans Tromperie (Arnaud Desplechin), adaptation du roman de Philip Roth, et dans Mascarade (Nicolas Bedos), une comédie dramatique aux côtés de Pierre Niney et Isabelle Adjani. En 2023, Emmanuelle Devos poursuit sur sa lancée avec L’Homme d’argile (Anaïs Tellenne), Un Silence (Joachim Lafosse) au côté de Daniel Auteuil confirmant sa fidélité au cinéma d’auteur et sa capacité à se renouveler dans des univers très différents. En 2024, elle est à l’affiche de Pourquoi tu souris ? (2023), une comédie de Christine Paillard et Chad Chenouga et joue aux côtés de Vincent Lindon, dans Le Choix (Gilles Bourdos, id.).