Boris Barnet
Personnalité
Réalisateur, interprète, scénariste... : années 1920-1960
Nationalité : Empire russe
Naissance : 18/06/1902 - Empire russe - Moscou
Décès : 08/01/1965 - URSS (Union soviétique) - Riga, Lettonie
Identité
Genre : homme
Naturalisation : URSS (Union soviétique)
État civil :
- Boris Vassilievitch Barnet
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur
Biographie
Formation :
Après avoir suivi l'enseignement des beaux-arts à Moscou, Boris Barnet, alors âgé de dix-sept ans, s'engage dans l'Armée rouge. Il suit ses études à l'Ecole militaire supérieure d'Education physique et, suite à sa démobilisation, il devient boxeur. Repéré par Lev Koulechov, il intègre en 1922 l'Institut du cinéma de Moscou.Carrière :
Figure singulière du cinéma soviétique, Boris Barnet s’illustre par un art mêlant comédie tendre, regard social et audaces de mise en scène, avec Okraïna comme sommet de son œuvre.
En 1924, il obtient son premier rôle dans Les aventures extraordinaires de mister West au pays des bolcheviks de Lev Koulechov. L'année suivante, il suit Vsevolod Poudovkine dans les studios de la Medjrabpom-Rouss et joue dans La fièvre des échecs. En 1926, il est à l'affiche du premier film de Fedor Ozep, Miss Mend, dont il est également le coscénariste et le coréalisateur. Boris Barnet réalise son premier long métrage en 1927, La jeune fille au carton à chapeau, une comédie tendre et légère pleine de situations désopilantes. Son deuxième film, Moscou en octobre - une commande pour le dixième anniversaire de la révolution russe -, retrace les combats des bolcheviks ; c'est une œuvre très proche du documentaire. Puis Boris Barnet renoue avec la comédie dans La maison de la place Troubnaïa (1928), une satire sociale dans laquelle une jeune fille, après avoir été chassée par sa patronne, nourrit la critique contre les nouveaux riches et finit par retrouver sa place. Comme dans son premier film, il fait preuve d'une grande originalité dans la mise en scène. Avec La débâcle (1931), le cinéaste change de ton et illustre avec un profond réalisme la campagne de " dégoulaguisation " en cours. En 1933, il met en scène son premier film parlant, Okraïna, considéré par tous comme son œuvre majeure et l'un des plus beaux films de l'ex-URSS. Ce film met en scène une jeune fille de cordonnier et un prisonnier allemand durant la première guerre mondiale : une histoire d'amour entre deux êtres issus de deux peuples en guerre alors qu'éclate la révolution de février. Une fois encore, Boris Barnet réussit un film tendre, drôle et émouvant en contraste avec les événements de l'époque traitée. On retrouve cette tendresse et cette beauté des images dans son film suivant, Au bord de la mer bleue (1936). Durant la seconde guerre mondiale, Boris Barnet tourne des courts-métrages pour le magazine Cinéjournal de guerre : Le courage (1941) et Une tête sans prix (1942). Après-guerre, il renoue avec le cinéma mais ne retrouve pas l'inspiration de ses débuts. Il réalise notamment un film d'espionnage, Personne ne le saura (1947), puis deux comédies, Un été prodigieux (1951) et Liana (1955). Avec Le lutteur et le clown (1957), le réalisateur retrouve un peu de son brio avec une comédie drôle et touchante sur les gens du voyage. Après la réalisation de quelques autres films, Boris Barnet met fin à ses jours.