King Vidor

Personnalité

Réalisateur, scénariste, producteur... : 1910-1980

Nationalité :  Etats-Unis

Naissance :  08/02/1894 - Galveston, Texas, États-Unis

Décès :  01/11/1982 - Paso Robles, Californie, États-Unis

Identité

Genre : homme

Pseudonyme(s) :

  • Nicholas Rodiv

État civil :

  • King Wallis Vidor

Fonctions : Réalisateur, Acteur, Adaptateur, Auteur de l'œuvre originale, Scénariste, Auteur des intertitres, Producteur, Parolier des chansons originales, Directeur de la photographie/Chef opérateur, Préfacier, postfacier, Auteur

Biographie

Formation :

Après un cours passage à l'académie militaire de San Antonio, il étudie au collège de Fort Deposit. Il est projectionniste dans l'unique salle de sa ville d'origine, Galveston. Il tourne quelques films d'amateurs, des documentaires, et quitte le Texas pour Hollywood en 1915. Il a l'occasion d'étudier la technique de David Wark Griffith alors qu'il est assistant sur le tournage de Intolérance (1916).

Carrière :

Il réalise quelques longs métrages pour la Brentwood Company dont The Turn in the road (Le Tournant , 1919) qui attire sur lui l'attention des sociétés de production. Il fonde son propre studio en 1920, Vidor Village, et dirige sept films dont six ont pour vedette Florence Vidor, sa femme. A partir de 1923, son studio ayant fait faillite, il devient le réalisateur attitré d'Eleanor Boardman (Three wise fools , La Sagesse des trois vieux fous , 1923) et passe par la même occasion à la Metro Goldwin Mayer. The Big parade (La Grande parade , 1925) premier film réaliste sur la guerre et ses séquelles. Tout au long de sa carrière, il reste fidèle à l'approche de ses débuts, celle du documentaire. Chacun de ses films se fonde sur la réalité, s'inspirant en cela de l'expressionnisme allemand. Avec The Crowd (La Foule ) en 1928, il continue dans la voie du film réaliste et social. Cinéaste lucide, il épingle dans Show people (Mirages , 1928) certains traits caractéristiques de l'industrie du film à Hollywood. Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, John Gilbert, William Hart et lui même y apparaissent dans leur propres rôles. Conscient de faire partie des pionniers, l'innovation est pour King Vidor son principal stimulant. Dans sa période muette, il bâtit ses films sur ce qu'il appelle la " Silent Music ". Il supprime l'orchestre qui présidait au tournage et à la projection des films et engage comme assistants des chefs d'orchestre pour régler ses prises de vues sur un métronome. Avec cette technique, il rend presque le son " visible " à l'écran. Il effectue son passage au cinéma parlant avec Hallelujah (1929), premier film d'un grand studio entièrement joué par des comédiens noirs. L'esprit social de Vidor trouve ses limites : la pauvreté des noirs paraît découler de leur nature plutôt que des réalités objectives de la société américaine. Il s'essaye au western avec Texas Rangers (La Légion des damnés , 1936) et Billy the Kid (1930), première transposition au cinéma de la vie du hors la loi. Comrade X (1940) est une satyre amusante de la Russie soviétique. King Vidor ne laisse rien au hasard. Après avoir tourné son premier film en technicolor, Northwest passage (1940), il ressent la nécessité d'étudier la peinture. De son origine (hongroise), il tire son grand thème : l'émigrant qu'il met en scène dans An american romance (1944), une fresque de l'Amérique de l'acier de 1900 à 1940. Tourné aux quatre coins des Etats-Unis avec un budget de trois millions de dollars, le film est mutilé par Louis B. Mayer. King Vidor quitte la MGM. A la fin de sa carrière, l'individualisme, valeur positive dans Our daily bread (1934) ou dans The Citadel (1938), devient presque exclusivement négatif dans Duel in the sun (1946).

Autres activités :

A la fin de sa carrière cinématographique, il se tourne vers la peinture, la philosophie, l'écriture et tourne en 16 et 35 mm des courts-métrages expérimentaux comme : Truth and Illusion: An Introduction to Metaphysics (1964), Metaphor : King Vidor meets with Andrew Wyeth (1980). Il raconte sa carrière avec beaucoup d'humour dans son autobiographie A tree is a tree (1952). Dans les années 60, il enseigne à l'université de Californie.

Filmographie

Longs métrages

Auteur des intertitres

Auteur de l'œuvre originale

Parolier des chansons originales

Bibliographie éditoriale

  • Ouvrage : A cast of killers / Sidney Kirkpatrick. - London; Melbourne; Auckland: Hutchinson, 1986
  • Ouvrage : A Tree is a Tree, The autobiography of a great director - the Golden Age of the movies from 2-reeler to 3-D / King Vidor.- London, New York, Toronto: Longmans, Green and Co, 1954
  • Ouvrage : American film melodrama: Griffith, Vidor, Minelli / Robert Lang.- Princeton, N. J. : Princeton University Press, 1989
  • Ouvrage : King Vidor (Interview) / Nancy Dowd; David Shepard.- Metuchen, N. J.: Scarecrow Press, 1988
  • Ouvrage : King Vidor / Clive Denton.- London: Tantivy Press; New York: A. S. Barnes and Co, 1976
  • Ouvrage : King Vidor on film making / King Vidor.- New York : David McKay, 1972
  • Ouvrage : King Vidor, American / Raymond Durgnat.- Berkeley: University of California Press, 1988
  • Ouvrage : La grande parade : autobiographie / King Vidor.- Paris : Ramsay, 1985
  • Ouvrage : La grande parata: il cinema di King Vidor.- Torino: Lindau, 1994
  • Ouvrage : The celluloid muse: Hollywood directors speak / Charles Higham; Joel Greenberg.- London: Angus & Robertson, 1969
  • Ouvrage : The men who made the movies / Richard Schickel.- New-York: Atheneum, 1975
  • Périodique : Avant-Scène Cinéma (L'), n° 522, mai 2003. Jean Ollé-Laprune, "King Vidor, l'homme qui voulait être roi"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), n° 136, octobre 1962. Michel Delahaye, "La sagesse de Vidor"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), vol. 23, n° 136, octobre 1962. Luc Moullet; Michel Delahaye, "Entretien avec King Vidor"
  • Périodique : Cahiers du Cinéma (Les), vol. 25, n° 150/151, décembre/janvier 1963/1964
  • Périodique : Cinéma 72, n° 275, novembre 1981. "Hommage à King Vidor"
  • Périodique : Cinéma 72, n° 288, décembre 1982. Alain Carbonnier, "King Vidor ou l'ambivalence du désir"
  • Périodique : Cinématographe, n° 74, janvier 1982. Emmanuel Decaux; Bruno Villien, " L'Amérique de King Vidor"
  • Périodique : Cinématographe, n° 87, mars 1983. Kevin Brownlow, "King Vidor, artisan"
  • Périodique : Film Comment, vol. 12, n° 4, juillet/août 1976. King Vidor, "Bucking the system... or buckling under: Rubber stamp movies"
  • Périodique : Film Comment, vol. 9, n° 4, juillet/août 1973. Raymond Durgnat, "King Vidor, part 1"
  • Périodique : Film Comment, vol. 9, n° 5, septembre/octobre 1973. Raymond Durgnat, "King Vidor, part 2"
  • Périodique : Film Journal, vol. 1, n° 2, été 1971
  • Périodique : Film West, n° 30, octobre 1997. Sean McCloy, "King Vidor"
  • Périodique : Films and Filming, n° 340, janvier 1983. Scott Eyman, "Remembering King Vidor"
  • Périodique : Films and Filming, v. 6, n° 1, octobre 1959. King Vidor, "Me and My Spectacle"
  • Périodique : Films in Review, vol. 26, n° 9, novembre 1975. A. Nash, "King Vidor on D. W. Griffith's influence"
  • Périodique : Films in Review, vol. 29, n° 6, juin/juillet 1978. B. Dover, "Tribute to King Vidor"
  • Périodique : Films in Review, vol. 33, n° 10, décembre 1982. H. G. Luft, "King Vidor"
  • Périodique : Interview, n° 26, octobre 1972. "King Vidor"
  • Périodique : Positif, n° 161, septembre 1974. Bernard Cohn, "Entretien avec King Vidor"
  • Périodique : Positif, n° 161, septembre 1974. King Vidor, "Inspiration ou calcul?"
  • Périodique : Positif, n° 161, septembre 1974. P. Sauvage, "Post-scriptum: Vidor aujourd'hui"
  • Périodique : Positif, n° 163, novembre 1974. Bernard Cohn, "A propos de King Vidor on film making"
  • Périodique : Positif, n° 163, novembre 1974. Michael Henry, "Le blé, l'acier et la dynamite. De An American romance à Ruby Gentry, ou l'après-guerre de King Vidor"
  • Périodique : Positif, n° 163, novembre 1974. Olivier Eyquem, "Biofilmographie de King Vidor"
  • Périodique : Positif, n° 79, octobre 1966
  • Périodique : Sight and Sound, v. 37, n° 4, octobre 1968. Joel Greenberg, "War, Wheat and Steel: King Vidor interviewed by Joel Greenberg"
  • Périodique : Sight and Sound, vol. 22, n° 4, avril/juin 1953. Curtis Harrington, "King Vidor's Hollywood progress"
  • Site Internet : Site sur King Vidor

Récompenses et nominations

  • 1983 - Prix Spécial de l'OCIC - Festival International de Cinéma (San Sebastian) - The Big Parade - Obtenu
  • 1982 - Lion d'or pour l'ensemble de la carrière - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - Obtenu
  • 1979 - Prix pour l'ensemble de l'oeuvre - Festival International du Film (Moscou) - Obtenu
  • 1978 - Oscar d'honneur pour l'ensemble de la carrière - AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences - Obtenu
  • 1977 - Prix pour l'ensemble de la carrière - Los Angeles Film Critics Association Awards - Obtenu
  • 1957 - Prix pour l'ensemble de la carrière - DGA - Directors Guild of America (Los Angeles) - Obtenu
  • 1935 - Meilleur réalisateur - Mostra Internazionale d'Arte Cinematografica (Venezia) - The Wedding Night - Obtenu