Jean Cayrol
Nationalité : France
Naissance : 06/06/1910 - Bordeaux, Gironde, France
Décès : 10/02/2005 - Bordeaux, Gironde, France
Personnalité
Identité
Genre : homme
État civil :
- Jean Raphaël Marie Noël Cayrol
Fonctions : Réalisateur, Scénariste, Dialoguiste, Acteur, Auteur du commentaire, Auteur, Membre du comité de rédaction, Collaborateur, Annotateur, Auteur primaire
Biographie
Formation :
Très tôt passionné de littérature, Jean Cayrol publie à dix-huit ans un recueil de poèmes dans Les cahiers du Sud . Après des études de droit et de lettres, il occupe le poste de bibliothécaire de la chambre de commerce de Bordeaux. Durant la guerre, résistant, il est déporté en Allemagne. A la Libération, il reprend ses activités littéraires et, à partir de 1950, il est conseiller littéraire aux éditions du Seuil.Carrière :
Écrivain et poète marqué par l’expérience des camps, Jean Cayrol a laissé au cinéma une œuvre rare, à la croisée de la littérature, du documentaire et de l’expérimentation formelle. Principalement connu pour le texte bouleversant de Nuit et brouillard, il a également collaboré avec Alain Resnais et exploré avec Claude Durand les rapports entre image, temps et lumière.
Jean Cayrol se fait connaître au cinéma avec le très émouvant commentaire de Nuit et brouillard (1955) d'Alain Resnais, documentaire sur l'horreur des camps de concentration. Il retrouve ce réalisateur pour Muriel (1962), dont il signe le scénario. En collaboration avec Claude Durand, lui aussi homme de lettres, il réalise des courts-métrages qui reflètent la fascination de certains écrivains pour le cinéma. On vous parle (1960), Madame se meurt (1961), La frontière (1961) et De tout pour faire un monde (1963) sont des œuvres insolites qui n'ont de cesse d'explorer les rapports de l'image avec le temps et la lumière. Cayrol et Durand approfondissent leurs expérimentations avec un long métrage, Le coup de grâce (1964), œuvre d'une intéressante audace formelle mais qui connaît des problèmes de distribution. L'échec public éloigne Jean Cayrol des écrans, jusqu'à Do not disturb (1969), ultime court-métrage qu'il tourne seul.