Abel Gance

Personnalité

Réalisateur, scénariste, producteur... : années 1900-1970

Nationalité :  France

Naissance :  25/10/1889 - France - Paris, Seine

Décès :  10/11/1981 - France - Paris, Paris, Ile-de-France

Identité

Genre : homme

État civil :

  • Abel Eugène Alexandre Perthon

Fonctions : Réalisateur, Superviseur de la réalisation, Collaborateur à la réalisation, Voix off, Acteur, Scénariste, Adaptateur, Dialoguiste, Auteur du commentaire, Auteur de l'œuvre originale, Monteur, Intervenant, Voix (commentaire), Producteur, Auteur, Collaborateur, Préfacier, postfacier, Rédacteur, Dessinateur, Auteur primaire, Auteur secondaire, Annotateur

Biographie

Formation :

D'origine modeste, Abel Gance abandonne ses études de droit pour s'orienter vers le théâtre. Il se croit tout d'abord doué pour jouer la comédie. Dès 1908, il est engagé au théâtre royal du Parc à Bruxelles et entame diverses tournées en France. A la même époque, il publie un recueil de vers et fait de la figuration à l'écran. Il joue ensuite quelques rôles plus importants, comme celui de Jean-Baptiste Poquelin dans le Molière (1909) de Léonce Perret. A vingt et un ans, il commence à écrire quelques scénarios dont plusieurs sont portés à l'écran (Le portrait de Mireille , Un clair de lune sous Richelieu , L'auberge rouge ).

Carrière :

Avec quelques amis, Abel Gance fonde la société Films Français en 1911 et réalise son premier film la même année, La digue . De 1911 à 1917, il essaie de mettre son imagination en adéquation avec les possibilités techniques qu'offrent le cinéma. Il signe une quinzaine de films qui le font connaître du public français (Le nègre blanc , 1912 ; Le masque d'horreur , 1912 ; La folie du docteur Tube , 1915 ; Barberousse , 1917 ; La zone de la mort , 1917). C'est avec J'accuse (1919), plaidoyer pacifiste réalisé au sortir de la Grande Guerre, que commence le cycle des grands films réalisés par Abel Gance. Cette réalisation contient en germe toutes les caractéristiques de l'oeuvre cinématographique du cinéaste dont l'expression est caractérisée principalement par la grandiloquence et l'emphase. Il manifeste de plus en plus d'intérêt pour les personnages historiques susceptibles de lui fournir l'archétype du surhomme : " Je voudrais montrer les incarnations successives de la même vérité, Bouddha, Jésus, Mahomet, et contribuer à abaisser des barrières artificielles. " Mais il ne réussit que partiellement à explorer l'âme des grands hommes. Son absence totale de pudeur et son recours systématique aux effets spéciaux, les traits de son génie, sa mégalomanie et ses outrances portés à leur paroxysme exacerbent les défauts de ses films. La critique ne manque pas de le lui faire remarquer, allant même jusqu'à parler de " mauvais goût ". " Gance a du génie mais pas de talent ", affirme un de ses détracteurs en sortant de la projection de La roue (1920). Epopée poétique sur la vie des cheminots, ce film contribue pourtant à jeter les bases d'un cinéma inconnu jusqu'alors. Abel Gance invente des outils nouveaux pour satisfaire ses ambitions : la surimpression (collage de fonds inertes, type carte postale, remplaçant un vrai décor), le pictographe, l'écran panoramique, la stéréophonie. En 1925, il crée le film à grand spectacle en achevant Napoléon , fresque lyrique regorgeant de prouesses techniques et mettant en scène des milliers de figurants. Considéré comme son chef-d'oeuvre, ce film s'arrête à la campagne d'Italie de l'Empereur et est interrompu faute de crédits. Remanié à plusieurs reprises par Gance lui-même, puis par l'historien anglais Kevin Brownlow en 1981, il fait un triomphe auprès des différentes générations. L'arrivée du parlant ruine la carrière d'Abel Gance, comme si son goût de la démesure était fatale à sa confrontation avec le langage. Même s'il continue de tourner, ses longs métrages ne recueillent plus le même engouement, à l'exception d'Un grand amour de Beethoven (1936) et de Paradis perdu (1939). Loué par Eisenstein, Gance accumule les projets pharaoniques mais en achève peu. Son dernier film, Cyrano et d'Artagnan (1962), précède une période de solitude au cours de laquelle, paradoxalement, le cinéma français ne cesse de lui rendre hommage

Autres activités :

En 1966, Abel Gance commence à travailler pour la télévision. Il adapte notamment Marie Tudor de Victor Hugo. Jusqu'à la fin de sa vie, à défaut de pouvoir enfin tourner les films qu'il n'a jamais pu entreprendre, il griffonne des milliers de cahiers, écrit des dizaines de scénarios qui n'aboutissent jamais, puisant son inspiration dans les oeuvres de Balzac, de Constant, de Shakespeare ou de Wagner. Son dernier projet est Christophe Colomb , dont il envisage de confier la réalisation à Werner Herzog et l'interprétation à Marlon Brando. Il publie quelques écrits théoriques sur le cinéma (Le temps de l'image est venu , 1926 ; Prisme , 1930)

Filmographie

Longs métrages

Acteur

Collaborateur à la réalisation

Superviseur de la réalisation

Auteur du commentaire

Voix off

Auteur de l'œuvre originale

Récompenses et nominations

  • 1980 - César d'honneur - César du Cinéma Français - Obtenu

Liens familiaux

Parent de :

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