Pierre Salvadori
Personnalité
Réalisateur, scénariste, interprète... : années 1980-2020
Nationalité : France
Naissance : 08/11/1964 - Tunisie - Sfax
Identité
Genre : homme
Fonctions : Réalisateur, Acteur, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'œuvre originale, Coproducteur, Auteur
Biographie
Formation :
Pierre Salvadori fait des études cinématographiques à l'Université de Paris III, étudie l'art dramatique au cours Jacqueline Chabrier. Il débute par l'écriture pour le café-théâtre, le théâtre puis la télévision pour des émissions comme Juste ciel , Des sourires et des hommes , ainsi que des téléfilms (Mariage gris , Deux amis ). Son premier scénario pour le cinéma (Le fils de Madame Rose ) ayant été refusé, le producteur Philippe Martin le convainc de passer à la réalisation.Carrière :
Pierre Salvadori, maître français de la comédie sophistiquée et du dialogue vif, s’est imposé comme l’un des cinéastes les plus singuliers de sa génération, mêlant avec brio humour absurde, romantisme et satire sociale. Son cinéma, à la fois populaire et exigeant, a séduit le public comme la critique, de Cible émouvante à En liberté !, en passant par des vaudevilles modernes devenus cultes.
Pierre Salvadori fait une entrée remarquée dans l'univers de la réalisation avec un court métrage primé dans de nombreux festivals : Ménage (1992). Ce succès lui vaut de pouvoir réaliser rapidement son premier long : Cible émouvante (1992), avec rien moins que Jean Rochefort, Marie Trintignant et Guillaume Depardieu au générique. Rochefort y campe un tueur à gages qui décide de former un apprenti (Depardieu) tout en essayant de supprimer Renée (Trintignant) dont il tombe amoureux. Le film est nominé pour le César de la Meilleure première œuvre. Toute son équipe technique et artistique sera fidèle à Salvadori tout au long des années suivantes : le producteur Philippe Martin, le chef opérateur Gilles Henry, la costumière Valérie Pozzo di Borgo, la monteuse Hélène Viard, les comédiens Guillaume Depardieu, Marie Trintignant, Serge Riaboukine. Tous seront de l'aventure suivante, Les Apprentis (1995), dont Salvadori cosigne le scénario avec son ami Philippe Harel. Le film reçoit un bon accueil, porté par François Cluzet et Guillaume Depardieu, impayables dans leurs tentatives avortées de bad boys. Ce film consacre Salvadori comme un jeune réalisateur à suivre. Après avoir signé Un moment, l'un des sketchs de L'amour est à réinventer (1996), œuvre collective sur les relations homosexuelles au temps du Sida, il enchaîne avec la réalisation de Comme elle respire (1997), dans lequel il offre à Marie Trintignant l'un de ses plus beaux rôles. Sa prédilection pour la comédie, conçue comme "apologie de la vitalité", se mêle ici d'un peu de noirceur et de gravité : le personnage de Jeanne, atteint de mythomanie, crée certes les quiproquos nécessaires au comique, mais il esquisse aussi le portrait d'individus que la société n'est pas en mesure d'intégrer, tout comme le personnage d'Antoine, petit voyou minable. En 1999, répondant à une commande d'Arte pour le cycle de téléfilms "Gauche Droite", il réalise Le détour, dont la version longue sortira au cinéma sous le titre Les Marchands de sable en 2000. Ce film marque le passage réussi de la comédie au film noir, où, loin du cynisme qui marque souvent le genre, Salvadori plaide pour la validité de l'engagement, qu'il soit social, politique ou affectif. En 2003 il réalise Après vous, une comédie populaire, drôle, teintée de romantisme et de beaux sentiments comme l'amitié et la loyauté, portée par Daniel Auteuil, José Garcia et Sandrine Kiberlain, saluée par la critique. Le réalisateur assume encore davantage les codes de la comédie romantique dans Hors de prix (2005) et parallèlement à la romance d'Audrey Tautou et Gad Elmaleh, livre un regard cynique et empreint de morale sur l'artifice de la richesse et l'appât du gain. Pierre Salvadori est désormais un cinéaste reconnu, avec une "griffe" toute personnelle, où se devine et se revendique même l'héritage du cinéma de Lubitsch. En 2009 Salvadori tourne De vrais mensonges où Audrey Tautou, Nathalie Baye et Sami Bouajila sont les piliers d'un vaudeville au scénario impeccable et au souffle juvénile. En 2012, Pierre Salvadori signe Dans la cour, une comédie dramatique où Catherine Deneuve et Gustave de Kervern forment un duo burlesque et touchant, confronté aux fêlures du quotidien. Le film, salué pour son mélange de gravité et de légèreté, confirme la capacité du réalisateur à explorer des registres variés sans jamais renier son amour pour les personnages désarçonnés et les dialogues ciselés. En 2016, Salvadori surprend avec En liberté !, une comédie débridée portée par Pio Marmaï et Adèle Haenel, où il pousse plus loin encore son goût pour l’absurde et la satire sociale. Le film, acclamé pour son énergie et son audace, s’impose comme l’un des succès populaires de l’année, prouvant que le cinéaste sait toujours renouveler son inspiration tout en restant fidèle à sa patte : un mélange unique de vitalité, de romantisme et d’ironie, hérité des grands maîtres de la comédie sophistiquée. Après une pause, il revient en 2020 avec La Petite bande, une comédie d’aventures pour enfants qui remporte le prix du Public au festival de La Baule. Ce film, plus léger, révèle une nouvelle facette de son cinéma, tout en conservant son sens du rythme et de l’humour. Le réalisateur doit faire son grand retour en 2026 avec un drame historique La Vénus électrique.