Jules Berry
Interprète : années 1900-1950
Nationalité : France
Naissance : 09/02/1883 - France - Poitiers, Vienne
Décès : 23/04/1951 - France - Paris, Seine
Personnalité
Identité
Genre : homme
Pseudonyme(s) :
- Jules Paufichet
État civil :
- Marie Louis Jules Paufichet
Fonctions : Acteur, Artiste, Auteur
Biographie
Formation :
Un soir d'orage, Jules Berry trouve refuge sous le porche de l'entrée des artistes du théâtre Antoine. Poussé par le régisseur, il récite une scène du Dépit amoureux . Le directeur du théâtre, étonné par l'aisance du jeune homme, l'engage séance tenante..Carrière :
Figure incontournable du cinéma français des années 1930 et 1940, Jules Berry a marqué les écrans par son élégance ironique, son verbe incisif et son talent unique pour incarner les séducteurs, les escrocs et les manipulateurs. Ses compositions dans les films de Jean Renoir et Marcel Carné comptent parmi les plus mémorables du cinéma français classique.
Jules Berry se risque au cinéma muet en 1911 dans Cromwell d'Henri Desfontaines et renouvelle l'expérience dix-sept ans plus tard dans L'argent, pour obliger Marcel L'Herbier. Le cinéma entre réellement dans sa vie en 1931 avec l'avènement du parlant. Ce comédien à la forte personnalité trouve enfin à s'exprimer sur grand écran. En 20 ans d'activité cinématographique, il tourne plus de 80 films. Dans cette abondante filmographie, le pire côtoie le meilleur. Il s'impose grâce à son aplomb imperturbable, à son insolence souveraine et à son jeu de mains. Il se fait une spécialité des rôles de séducteurs cyniques, notamment dans Mon cœur et ses millions (1931) d'André Berthomieu, Jeunes filles à marier (1935) de Jean Vallée, ou Le voleur de femmes (1937) d'Abel Gance. Malgré le jeu routinier de l'acteur (il ne change quasiment pas de personnage d'un film à l'autre) et son manque de mémoire (qu'il pallie par ses dons d'improvisation), Jean Renoir lui offre le rôle de Batala, l'imprimeur escroc qui mène en bateau un écrivain naïf dans Le crime de monsieur Lange (1935). Le jeu de Jules Berry atteint des sommets dans deux films de Marcel Carné, Le jour se lève (1939) et Les visiteurs du soir (1942). Il met un terme à sa carrière cinématographique en 1951 pour interpréter les textes de Jacques Prévert.