Louise Brooks
Interprète : années 1920-1930
Nationalité : Etats-Unis
Naissance : 14/11/1906 - Etats-Unis - Cherryvale, Kansas
Décès : 08/08/1985 - Etats-Unis - Rochester, New York
Personnalité
Identité
Genre : femme
État civil :
- Mary Louise Brooks
Fonctions : Acteur, Préfacier, postfacier, Collaborateur, Auteur
Biographie
Formation :
A quinze ans, Louise Brooks part à New York pour suivre les cours de danse de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn. Elle se produit dans la revue de Georges Withe Scandals puis aux Ziegfeld Follies . En 1925, la Paramount l'engage pour cinq ans et elle tourne son premier rôle dans The Street of forgotten men d'Herbert Brenon.Carrière :
Icône du cinéma muet, Louise Brooks incarne l’archétype de la femme fatale à l’écran, tout en cachant une personnalité complexe et intellectuelle, marquée par des rôles cultes comme Loulou ou Le Journal d’une fille perdue, sous la direction de G.W. Pabst.
Avec ses yeux envoûtants sous la frange sombre de ses cheveux coiffés à la garçonne, Louise Brooks reste l'un des plus grands malentendus du cinéma muet : celui d'une star dont l'image de femme fatale ne correspond pas à une personnalité d'intellectuelle réservée. Photogénique mais éphémère dans ses premiers rôles (Une fille dans chaque port, 1928, d'Howard Hawks ; les Mendiants de la vie, 1928, de William Wellman), elle mène la vie de n'importe quelle starlette de Broadway quand le cinéaste Georg Wilhelm Pabst la découvre et lui propose de devenir sa Loulou, 1929. Séduite par la déférence dont il lui fait montre, Louise Brooks le suit à Berlin contre l'avis de la Paramount, certaine qu'il fera d'elle une " vraie actrice ". Le rôle, celui d'une femme incapable de résister à ses pulsions sans pour autant avoir conscience de commettre le mal, la révèle. D'ailleurs Pabst ne lui a-t-il pas dit " votre vie est exactement celle de Loulou ", ajoutant " vous finirez de la même façon " ? Mais Louise Brooks n'en a cure. Orageuse dans la vie mais resplendissante à l'écran, elle fascine et scandalise. Son portrait, de plus en plus fatal, se complète avec le Journal d'une fille perdue tourné l'année suivante avec le même réalisateur. Mais le tournage de son troisième film européen, Prix de beauté d'Augusto Genina, se passe moins bien. C'est que l'égérie des cinéastes est aussi une enfant terrible incapable de se plier aux exigences d'une carrière. Pour ce premier film parlant où Louise Brooks apparaît en maillot de bain, l'actrice est doublée sur la simple rumeur qu'elle possède une voix épouvantable. De retour à Hollywood, elle ne profite pas de son étoile. Elle est la seule à faire grève pour que les droits et la dignité des acteurs soient respectés. Bientôt, elle se brouille avec des producteurs à force de dédaigner leurs propositions. Après une apparition dans King or Gamblers (1937) de Robert Florey, où elle joue de nouveau son propre rôle, et Overland stage raiders (1938) de George Sherman elle abandonne la carrière d'actrice. Elle a trente-deux ans.