Autour d'un feu de camp, les six membres revenus de la troisième expédition française dans l'Himalaya, en juin et juillet 1951, évoquent les circonstances de la disparition de deux d'entre eux lors de l'ascension de la Nanda Devi. Partis de Marseille sur l'Athos II, l'équipe gagne Bombay, puis Delhi via Ceylan. Un autobus les achemine vers les vallées himalayennes. La mousson les confronte à la boue, aux éboulements et aux routes emportées. La ville sacrée de Badrina, aux sources chaudes, est un haut lieu de pèlerinage de la religion brahmanique. La marche d'approche des contreforts de la Nanda Devi implique des reconnaissances pour baliser l'accès des hommes et des bêtes. Des obstacles naturels et des grèves de coolies répétées ralentissent la progression. Le camp de base et les camps intermédiaires sont établis. Duplat et Vignes se lancent à l'assaut du sommet, pour ne jamais revenir. Deux autres hommes et le sherpa Tensig le vainquent par une autre voie. Epuisée, l'équipe se recueille devant une pierre gravée, et redescend.