Un cas épineux se présente dans un tribunal : deux bébés naissent le même jour, les puéricultrices oublient de les identifier et l'un d'eux meurt. Les deux familles réclament la paternité du survivant. La justice tranche d'abord pour une famille, puis pour l'autre. D'appel en appel, le temps passe. Le jugement définitif survient le jour où les parents des deux familles meurent. C'est au tour des héritiers de se présenter au tribunal. Mais cette fois, c'est pour refuser la paternité de l'enfant afin de bénéficier de la totalité de l'héritage. La nourrice et l'enfant sont présentés au juge. L'enfant a 43 ans ! Le juge décide d'attribuer la garde de l'enfant à la nourrice. Les héritiers sont contents. Mais les frais de justice sont si élevés qu'ils ne peuvent les payer. Ils n'ont d'autres ressouces que de réclamer à présent la paternité de l'enfant pour ne pas avoir à payer les avocats. Ils décident donc de continuer à se battre en procès. A quoi ont donc servi tous ces procès se demande le juge. A payer des générations d'avocats et de juges.