Fonds - Amos GITAI

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Identification

Institution : La Cinémathèque Française

Année : Entre 1869 - 2012

Dimensions :

  • nombre de boîtes : 122
  • mètres linéaires : 35.52

Contexte

Producteur : Amos Gitaï

Biographie

Amos Gitai naît le 11 octobre 1950 à Haïfa, deux ans après la création de l'État d'Israël. Tout comme son père Munio Weinraub-Gitai, il s'intéresse à l'architecture. Il l'étudie au Technion de Haïfa puis à l'université de Berkeley en Californie, où il obtient un doctorat en architecture vernaculaire. En 1972, sa mère lui offre une caméra Super 8 avec laquelle il réalise une trentaine de courts métrages. Le 11 octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, il est blessé lors d'un raid au cours duquel son hélicoptère est abattu. A partir de 1977, il travaille pour la télévision israélienne réalisant plusieurs documentaires dont House (1980). Le film est interdit d'antenne ainsi que son film suivant Field diary . Amos Gitai s'exile à Paris en 1983. Entre Israël, les Etats-Unis et l'Europe, entre l'architecture et le cinéma, il réalise plusieurs courts métrages dont les thèmes recouvrent ses préoccupations majeures. Ces matériaux originaux sont périodiquement revisités formant des trilogies traitant de l'espace, de l'architecture et de l'histoire : House , A house in Jerusalem et News from Home ; d'un territoire : Wadi ,suivi de Wadi, ten years after et de Wadi Grand Canyon 2001 ; d'un pays : Cultural Celebrities , American Mythologies , Reagan : image for Sale . Il réalise quelques films-enquêtes qui l'emmènent autour du monde : Ananas , Bangkok-Bahrein . En 1985 il réalise son premier film de fiction, Esther , épisode biblique qu'il tourne entre la France et le quartier de Wadi Salib, à Haïfa sa ville natale. Il explore les thèmes de l'exil et de l'immigration dans ses deux longs métrages suivants : Berlin-Jerusalem et Golem, the spirit of Exile . En 1993 les accords d'Oslo posent les premières pierres d'une résolution du conflit israélo-palestinien ; c'est l'année que choisit Amos Gitai pour retourner vivre à Haïfa. Il réalise une trilogie autour de trois villes israéliennes : Tel-Aviv avec Devarim , Haïfa avec Yom yom et Jérusalem avec Kadosh . Ce dernier film connaît une large audience notamment en France et marque le début de sa reconnaissance internationale ; suivent Kippour , Kedma , Alila , Promised Land , Free Zone . En moins de quatre décennies, alternant documentaires et fictions, Amos Gitai réalise au rythme de plus d'un film par an et ce dans tous les formats, sur tous les supports, près de quatre-vingts films. Il prolonge par ailleurs sa réflexion sous d'autres formes d'art, comme par exemple le théâtre.

Structure du fonds

Contenu et structure

Portée et contenu :

Le fonds d'archives Amos Gitai est composé de trois parties.

La première est liée à la réalisation des documentaires, de Wadi salib riots (1979) à News from home (2006). Cet ensemble d'archives rend compte des étapes importantes du processus créatif du réalisateur. La partie consacrée à la recherche et à la documentation sur chaque film est importante et fouillée, qu'elle soit de nature économique pour Ananas ou historique pour Zion, auto-émancipation. Les étapes de la rédaction du sujet et de la production se traduisent par trois types de documents qui reviennent de manière récurrente sous une appellation toute personnelle : " méthode, concept et financement ", qui sont la retranscription pas à pas du cheminement créatif du réalisateur que ce soit pour Field diary, Bangkok-Bahrein sans oublier les projets Diamants et Marlboro. Enfin les documents de post-production sont les plus volumineux, regroupant les transcriptions de la bande son et, suivant les différentes versions du montage, la rédaction des sous-titres jusqu'à leur traduction.

Suit un ensemble de documents en lien avec la réalisation des films de fiction. La phase de documentation est extrêmement importante au point que certains partis pris artistiques, esthétiques trouvent leur source durant cette étape. Ainsi pour Berlin Jerusalem la présence de la copie d'une oeuvre d'Ernest Ludwig Kirchner prend tout son sens au regard du travail chorégraphique fourni par la troupe de Pina Bausch. Le travail des scénaristes - sur un même film plusieurs auteurs peuvent intervenir avec des propositions différentes - commence par la recherche d'une structure narrative intitulée le plus souvent " étapes scènes " ou encore " construction ". Après cette première phase, les versions se succèdent rapidement jusqu'aux prémices du tournage. A partir de Kippour (1999), Marie-José Anselme devient la collaboratrice chargée de l'élaboration des scénarios. A la différence des films documentaires, les documents liés aux repérages, à la préparation du tournage, peuvent être augmentés d'éléments iconographiques exceptionnels comme par exemple les dessins préparatoires d'Henri Alekan sur Esther mais aussi les entretiens avec les acteurs comme pour le film Kedma. La post-production et la fortune critique comme pour les documentaires est très riche et volumineuse.

La dernière partie du fonds est liée aux autres activités d'Amos Gitai : le théâtre et les différentes représentations du texte de Flavius Josèphe La Guerre des juifs ; les expositions et l'édition d'ouvrage sur son oeuvre et celles de ses parents ; l'architecture avec ses premiers travaux d'études, son engagement politique pendant le conflit israélo-libanais d'août 2006. Les dernières boîtes rassemblent la correspondance, la presse et, regroupés par pays, les catalogues de festival et programmes de rétrospectives soulignant le rayonnement international de l'oeuvre d'Amos Gitai.

De nombreux documents sont en hébreu.

1343 photographies numérisées sont accessibles par titre de film.

Thème : Réalisateur, Documentariste

Conditions d'accès et utilisation

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Consultation

Référence : GITAI