Un journaliste de télévision, Bernard Fontana, arrive à Etiolaz, village de Suisse française. Un accident, survenu au cours d'un reportage en Amérique latine, l'a rendu handicapé et il est accompagné d'un jeune assistant, Didier Meylan. Il vient préparer le tournage d'un entretien avec le professeur Henri Kremer, spécialiste du problème de la faim dans le monde, dont le silence et l'inactivité depuis trois ans, l'intriguent. Le reportage s'annonce difficile. Kremer est un homme déchiré, envahi par l'angoisse et le doute, qui juge sévèrement tant sa propre action passée que l'inconscience et l'impéritie des États. Fontana repousse le tournage. Dans le même temps, un évènement est survenu dans le village, dont Fontana va se faire l'observateur attentif. Mario Ricci, travailleur italien d'un chantier voisin, a été renversé à moto, dans la forêt, par le garagiste Schmidhauser. L'accident et surtout la mort de Ricci, quelques jours après, provoquent des conflits dans le village, entre les villageois et les ouvriers italiens autour de la responsabilité du garagiste, entre les villageois eux-mêmes et entre deux femmes amoureuses de Ricci. La crise se dénoue autour de Fontana et grâce à lui. L'entretien filmé avec Kremer a lieu : c'est apparemment un échec mais, peu de temps après, le professeur repart affronter le problème auquel il a consacré sa vie. Grâce aux aveux du jeune Stéphane, Fontana élucide les circonstances de l'accident, dont ni Ricci ni Schmidhauser n'étaient responsables. Fontana et son assistant quittent Etiolaz.